Service à l'auto interdit: Tim Hortons orchestre sa riposte

Tim Hortons a modifié son inscription au registre des lobbyistes... (PHOTO BRETT GUNDLOCK, BLOOMBERG)

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Tim Hortons a modifié son inscription au registre des lobbyistes du Québec pour militer contre la volonté de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce d'interdire le service à l'auto. Ci-dessus: un restaurant de Fort McMurray, en Alberta.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Les élus de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, ont toujours la volonté d'interdire l'ouverture de nouveaux services à l'auto sur leur territoire, malgré son aspect pratique pour une clientèle à mobilité réduite ou encore pour les parents qui voyagent avec des bébés à bord du véhicule.

Les entreprises de restauration rapide s'y opposent. Tim Hortons (T.THI) demande aux autorités qu'elles produisent des études empiriques venant appuyer leurs prétentions au sujet des nuisances provoquées par le «service au volant» sur la qualité de vie des citoyens et l'utilisation du transports collectifs.

La chaîne de restauration rapide a récemment modifié en ce sens sa fiche d'inscription au registre des lobbyistes du Québec.

Conseiller de ville dans le district de Darlington et membre du comité exécutif, Lionel Perez souhaite toujours l'adoption du règlement. «Avec les élections et le budget, on n'a pas eu la chance de procéder rapidement. Mais on est toujours favorables à procéder avec ce changement, après avoir pris connaissance de toutes les données de façon à prendre la meilleure décision», a-t-il dit dans un entretien, au sortir du comité exécutif.

Dans la documentation accompagnant la présentation du règlement à l'automne, l'arrondissement justifiait l'interdiction des services à l'auto par la nécessité de favoriser les transports collectifs et d'améliorer la qualité de vie.

«Il appert que les services à l'auto ne favorisent pas le transport actif ou en commun, favorisent la pollution de l'air et la pollution sonore dans les milieux de vie et s'intègrent difficilement dans la trame bâtie traditionnelle de l'arrondissement», lit-on dans le sommaire décisionnel préparé pour l'occasion.

Les fonctionnaires allaient même jusqu'à écrire que «les services à l'auto ne peuvent que difficilement être associés à de saines habitudes de vie lorsqu'ils sont accessoires à un commerce de restauration».

Un argumentaire avec lequel le groupe de promotion des transports en commun Transport 2000 se dit tout à fait à l'aise. «Je ne vois pas l'objection qui pourrait être posée à ce règlement, à moins d'être handicapé ou d'avoir des limitations fonctionnelles sévères», a dit Normand Parisien, son directeur général. «Marcher, c'est bon pour la santé», a-t-il ajouté.

Pour ce qui est de favoriser les transports collectifs, rappelons que la Société de Transports de Montréal réduira de 3% les heures de service des autobus en dehors des heures de pointe en 2014, en raison d'un manque à gagner de 20 millions.

Tim Hortons n'a pas rappelé La Presse.




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