Ikea: croissance ralentie en 2013

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Ikea Group n'a pas donné d'indication sur les raisons du ralentissement de sa croissance en 2013.

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Agence France-Presse
STOCKHOLM

Le numéro un mondial de l'ameublement Ikea a indiqué mardi avoir vu la hausse de son bénéfice ralentir lors de l'exercice 2012-2013, sans en préciser les raisons.

Le bénéfice net a crû de 3,1% lors de cet exercice achevé le 31 août, à 3,3 milliards d'euros (5 milliards de dollars CAN), a annoncé Ikea Group dans un communiqué. Lors des deux exercices précédents, il avait bondi de 10,3% puis de 8,0%.

La croissance du chiffre d'affaires à 28,5 milliards d'euros (43,5 milliards CAN) a également ralenti, à 3,2%. Lors des deux exercices précédents, elle avait été de 6,9% puis 9,8%.

Ikea Group n'a pas donné d'indication sur les raisons de ce ralentissement. Au contraire, il a signalé avoir «gagné des parts de marché dans presque tous les pays» et connu «une forte croissance en Chine, en Russie et aux États-Unis».

«La consommation s'améliore dans de nombreux pays. Même si la situation économique compliquée n'est pas finie, il y a des signes positifs», a expliqué le directeur général, Peter Agnefjäll, cité dans le communiqué.

Début janvier, Ikea avait reconnu avoir pris un peu de retard sur son objectif de doubler ses ventes en huit ans d'ici à 2020, «jusqu'ici trop ambitieux» selon Göran Grosskopf, le président d'Ingka Holding, la structure qui chapeaute le groupe.

Il avait alors invoqué une croissance économique inférieure aux prévisions du groupe, «en Europe du Sud surtout».

Ikea a confirmé mardi qu'il maintenait son objectif de 50 milliards d'euros de ventes en 2020.

«Nous sommes concentrés sur le long terme. Nous continuerons à développer des produits meilleurs à des prix plus bas, en améliorant l'accueil dans nos magasins et en devenant plus accessible pour nos clients, par exemple grâce à une plus large gamme de services, au commerce électronique et une expansion continue», a détaillé M. Agnefjäll.

Dans un entretien avec le Wall Street Journal, le directeur général a dit faire davantage confiance aux magasins qu'à internet pour atteindre son objectif.

«Je pense qu'en 2020 la majorité absolue des ventes se fera toujours en magasin (...) On voit qu'internet et le commerce électronique sont en croissance, mais en même temps, quand ils achètent un nouveau lit beaucoup de gens veulent d'abord l'essayer, et si vous achetez un canapé vous pouvez avoir envie de tâter le tissu», a-t-il expliqué.

Ikea Group possède 305 magasins dans 26 pays. Il a indiqué employer 135 000 personnes, soit 4000 salariés de moins que le chiffre qu'il donnait en octobre.

Le groupe reste contrôlé par la famille du fondateur Ingvar Kamprad, devenu l'un des hommes les plus riches d'Europe après être parti d'un petit commerce fondé dans la campagne suédoise en 1943.

M. Kamprad, à 87 ans, n'a toujours pas pris sa retraite définitive, abandonnant peu à peu ses fonctions au sein du groupe. En 2013, l'une de ses rares déclarations à la presse avait été pour critiquer le projet de 25 ouvertures de magasins par an défendu par le prédécesseur de M. Agnefjäll, Mikael Ohlsson.




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