Bay Street s'interroge sur Jean Coutu

Le PDG François Jean Coutu aura sans doute à répondre...

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Le PDG François Jean Coutu aura sans doute à répondre à plusieurs questions sur la stratégie de l'entreprise, demain matin, à l'occasion d'une conférence téléphonique avec des analystes.

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Richard Dufour

Si le grand patron des pharmacies Jean Coutu (T.PJC.A) ne précise pas de lui-même ses projets demain matin, les analystes tenteront de l'inciter à le faire.

Le PDG François Jean Coutu participera à une conférence téléphonique juste avant l'ouverture des Bourses, demain. En l'absence de clarté sur la stratégie de l'entreprise, les analystes sont réticents à recommander l'achat de l'action.

«Jean Coutu n'a plus son important coussin de liquidités, et les cibles d'acquisitions sont limitées», souligne Derek Dley, analyste chez Canaccord Genuity.

À l'heure actuelle et compte tenu des informations à leur disposition, les professionnels de Bay Street estiment que l'action de Jean Coutu ne bougera pas beaucoup cette année.

Cible moyenne à 19$

Le titre de Jean Coutu a terminé la séance d'hier à 18,50$ à la Bourse de Toronto, et le cours cible moyen des analystes pour les 12 prochains mois se situe à 19$.

Une douzaine d'analystes suivent les activités quotidiennes de Jean Coutu. Huit d'entre eux suggèrent de «conserver» le titre, et un seul analyste propose de vendre l'action.

Dans son plus récent rapport de recherche, l'analyste Perry Caicco, de la CIBC, a commenté l'utilisation par Jean Coutu de sa trésorerie d'un demi-milliard en qualifiant de «curieuse» la stratégie adoptée par l'entreprise. Le groupe avait annoncé en octobre son intention de racheter 22 millions d'actions au prix de 18,50$ et de verser un dividende de 50 cents aux actionnaires restants.

Essentiellement, dit Perry Caicco, l'action de Jean Coutu s'était appréciée à plus de 19$ en Bourse à la fin de l'été en raison des probabilités de voir l'entreprise participer, d'une façon ou d'une autre, à la consolidation de l'industrie.

L'offre de rachat d'actions et de dividende semble avoir indiqué le contraire, dit-il.

Quelques mois plus tôt, Jean Coutu avait aussi annoncé un investissement de près de 200 millions pour orchestrer le transfert de son siège social de Longueuil vers Varennes et la construction d'un nouveau centre de distribution.

«Aucune monnaie ne coûte moins cher que les liquidités disponibles, ce qui permet de croire que l'entreprise a choisi de renoncer à effectuer d'importantes acquisitions pour se concentrer sur sa stratégie actuelle, qui consiste à racheter d'occasionnelles pharmacies indépendantes», dit l'expert de la CIBC. Il ajoute que la décision permet aussi de penser que les acquéreurs (comme l'épicier Metro) ne se bousculent pas aux portes.

Dans le même sens, son collègue David Hartley, chez Credit Suisse, soulignait récemment dans une note envoyée à ses clients qu'on pourrait devoir attendre encore au moins un an, sinon plus, avant de revoir un contexte plus propice aux acquisitions.

Digérer les acquisitions

David Hartley dit qu'à un moment en 2015, Sobeys et Loblaw auront substantiellement diminué leur niveau d'endettement et intégré, respectivement, les magasins de Safeway Canada et de Pharmaprix, ce qui devrait contribuer à recréer un climat favorable aux transactions.

«Ça pourrait influencer le moment où des chaînes comme Uniprix, Familiprix et Rexall seraient potentiellement vendues.»

Bay Street s'attend à ce que Jean Coutu annonce demain matin une modeste progression seulement de sa rentabilité. Les analystes s'attendent, en moyenne, à un profit par action de 28 cents pour les mois de septembre, octobre et novembre.

Il y a un an, des profits par action de 26 cents avaient été générés.




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