Exclusif

De nouvelles baisses d'impôts au menu

Au dernier scrutin, les conservateurs de Stephen Harper... (Photo Martin Leblanc, archives La Presse)

Agrandir

Au dernier scrutin, les conservateurs de Stephen Harper ont promis de réduire de nouveau le fardeau fiscal des contribuables, une fois le déficit éliminé, en permettant aux couples ayant des enfants de moins de 18 ans de fractionner leurs revenus pour réduire leur impôt.

Photo Martin Leblanc, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(OTTAWA) Devant l'amélioration plus rapide que prévu des finances publiques, le gouvernement Harper profitera de la mise à jour économique et financière de cet automne pour accorder de nouvelles baisses d'impôts aux contribuables, a appris La Presse.

Le ministre des Finances Joe Oliver doit faire sa mise à jour économique ce mois-ci ou au début de novembre. Mais contrairement aux exercices précédents, la mise à jour économique de cet automne prendra la forme d'un mini-budget en offrant des baisses d'impôts, bien que l'on refuse dans les rangs conservateurs d'utiliser ces termes.

La marge de manoeuvre qui pointe à l'horizon permettra d'abord et avant tout au ministre Oliver de mettre en oeuvre les baisses d'impôts qui ont été promises aux contribuables aux élections de 2011, mais qui étaient conditionnelles à un retour à l'équilibre budgétaire, selon nos informations.

Au dernier scrutin, les conservateurs de Stephen Harper ont promis de réduire de nouveau le fardeau fiscal des contribuables, une fois le déficit éliminé, en permettant aux couples ayant des enfants de moins de 18 ans de fractionner leurs revenus pour réduire leurs impôts. À elle seule, cette mesure coûterait en revenus au Trésor fédéral environ 2,7 milliards de dollars par année.

Les conservateurs ont également promis de faire passer la limite de la contribution à un compte d'épargne libre d'impôts (CELI) à 10 000$ par année. Cette limite est présentement de 5500$.

Trois fois moins élevé que prévu

Hier, le premier ministre Harper s'est d'ailleurs permis de dévoiler, à la place de son ministre des Finances, que le déficit de l'exercice financier 2013-2014, qui a pris fin le 31 mars, est trois fois moins élevé que prévu.

De passage devant la Chambre de commerce de Brampton, en Ontario, M. Harper a en effet indiqué que le déficit en 2013-2014 a atteint 5,2 milliards de dollars au lieu des 16,6 milliards qui avaient été annoncés dans le dernier budget du ministre des Finances Jim Flaherty, soit un écart de plus de 11 milliards.

«Ce chiffre n'est pas tout à fait final, mais au lieu d'un déficit de 16,6 milliards de dollars en 2013-2014, nous estimons maintenant qu'il sera de 5,2 milliards de dollars. Évidemment, c'est beaucoup plus bas. Et c'est maintenant certain qu'on va équilibrer le budget pendant l'année à venir», a affirmé M. Harper devant son auditoire de gens d'affaires.

Dans le plus récent budget, le gouvernement Harper prévoyait un manque à gagner de 2,9 milliards en 2014-2015 et un surplus de 6,4 milliards en 2015-2016.

Ces projections tenaient aussi compte d'un coussin financier annuel de 3 milliards afin de parer aux imprévus.

Petit déficit

Mais M. Harper a aussi fait savoir que ces bonnes nouvelles ne signifient pas un retour à l'équilibre budgétaire dès cette année, même si plusieurs experts estiment que ce sera le cas, ne laissant planer aucun doute sur ses intentions d'utiliser rapidement les surplus pour réduire les impôts.

«Nous prévoyons quand même avoir un petit déficit durant le présent exercice financier, avant de rétablir l'équilibre budgétaire. Nous avons aussi l'intention de mettre rapidement en oeuvre les promesses que nous avons faites aux Canadiens aux dernières élections», a-t-il indiqué hier.

C'est la deuxième fois en trois semaines que M. Harper laisse entendre que des réductions d'impôts sont imminentes. Le 15 septembre, il avait affirmé devant ses troupes que la priorité de son gouvernement sera de diminuer de nouveau le fardeau fiscal des contribuables. «J'ai hâte au dépôt de la mise à jour économique et financière cet automne, alors que nous parlerons des premières étapes de la prochaine partie de notre plan conservateur pour les Canadiens», a-t-il notamment affirmé.

Un proche collaborateur du premier ministre, Carl Vallée, a refusé de confirmer hier qu'un mini-budget est dans les cartons. «Le premier ministre a toujours été clair que nous allions baisser les taxes et les impôts des familles canadiennes aussitôt l'équilibre budgétaire atteint. Cependant, je ne spéculerai pas sur le moment choisi», s'est-t-il borné à dire.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer