Des gens d'affaires dans le Grand Nord pour aider les soldats blessés

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Du 21 avril au 2 mai, une vingtaine de gens d'affaires et 12 soldats rallieront le pôle Nord magnétique au cours d'une expédition à ski afin de récolter des fonds pour les anciens combattants blessés. Ci-dessus, Paul Desmarais III, vice-président associé, gestion du risque, chez l'assureur Great-West et coprésident de l'expédition.

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Sylvain Larocque
La Presse

Une vingtaine de leaders du monde des affaires accompagneront 12 soldats blessés en avril dans une expédition à ski de 100 kilomètres vers le pôle Nord magnétique.

Parmi eux, on compte Paul Desmarais, jr, président du conseil et co-chef de la direction de Power Corporation (propriétaire de La Presse), François Olivier, PDG de Transcontinental, Éric Boyko, PDG de Stingray, et Dougal Macdonald, président de Morgan Stanley Canada. L'explorateur Bernard Voyer et Hayley Wickenheiser, membre de l'équipe canadienne de hockey féminin, seront aussi de la partie.

L'expédition est une initiative de True Patriot Love, un organisme caritatif fondé en 2009 pour venir en aide aux soldats blessés. Une première expédition a été menée en 2012 dans l'Himalaya.

«La mission canadienne en Afghanistan tire à sa fin, mais nous devons nous souvenir du sacrifice des soldats et notre devoir collectif est de les soutenir ainsi que leurs familles», a déclaré hier Paul Desmarais III, vice-président associé, gestion du risque, chez l'assureur Great-West et coprésident de l'expédition.

Tim Hodgson, un ancien de Goldman Sachs Canada qui agit également comme coprésident de l'expédition, a souligné que les suicides d'anciens combattants se sont multipliés ces derniers mois.

«Tout le monde essaie de faire de son mieux [pour épauler les soldats victimes de stress post-traumatique], mais nous n'avons pas encore trouvé la façon de mettre fin à ce fléau, a dit M. Hodgson. Nous devons faire mieux, et c'est ce qui est au coeur de cette expédition.»

Le lieutenant-colonel David Quick, jeune retraité des Forces canadiennes, sera le chef des soldats qui prendront part à l'expédition. Alors qu'il était en Afghanistan, en 2007, un véhicule blindé léger dans lequel il prenait place a sauté sur un engin explosif improvisé placé par les talibans. Il souffre encore de problèmes neurologiques.

«Parfois, je ne sens pas mon bras gauche et des parties de mes jambes, alors il va falloir que je fasse attention aux engelures», a-t-il confié.

Faut-il se désoler qu'Ottawa ne soit pas en mesure de prendre davantage soin des anciens combattants? «Si tout le monde dit: "C'est le rôle du gouvernement, je n'ai pas à m'en occuper", il y a beaucoup de choses qui vont passer entre les mailles du filet. Je pense que le secteur privé a toujours un rôle à jouer quand il s'agit d'aider la société», a affirmé M. Desmarais, qui rejoindra son père chez Power Corporation à Montréal en juin.

«Nous pourrions faire le débat philosophique à savoir si l'État doit s'occuper de tout, mais je préfère de loin recevoir l'aide d'un voisin que d'un inconnu du gouvernement», a renchéri M. Quick.

Les organisateurs espèrent que l'expédition permettra de récolter 1,5 million de dollars. Un million a déjà été recueilli.




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