Volvo vend sa division informatique

Environ 2600 salariés - ceux assurant la gestion... (Photo archives Éric LeFrançois, collaboration spéciale)

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Environ 2600 salariés - ceux assurant la gestion des serveurs informatiques - seront concernés par la transaction.

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Agence France-Presse
Stockholm

Le numéro deux mondial des poids lourds, le suédois Volvo, a annoncé mardi la vente d'une partie de sa division informatique à l'indien HCL Technologies, qui va forcer 2600 salariés à changer d'employeur, dont au moins 160 en France.

«La transaction doit être conclue au deuxième trimestre 2016 et permettra à la fois des économies et une plus-value», précise le groupe.

Environ 2600 salariés - ceux assurant la gestion des serveurs informatiques - seront concernés par la transaction.

«Il leur sera offert de rejoindre HCL Technologies et ils continueront à travailler en étroite collaboration avec la division services informatiques de Volvo», qui sera considérablement réduite, selon un communiqué.

Selon le syndicat CFE-CGC, majoritaire chez la filiale française Renault Trucks, ce sont en fait 180 salariés (sur 518 dans l'informatique en France) qui vont devoir changer d'employeur.

«Cette nouvelle externalisation s'accompagnera vraisemblablement de suppressions d'emplois que la CFE-CGC estime à 30%. (...) L'ampleur du PSE qui s'annonce dépendra du nombre de salariés qui refuseront le transfert», a relevé le syndicat dans un communiqué.

Selon Olivier Porret, délégué CFE-CGC, «entre 30 et 50% des salariés ne veulent pas aller chez le repreneur».

«On pressent qu'entre 50 et 80% des postes proposés seront détruits d'ici un an, car on demande à HCL de faire le travail de destruction d'emplois à la place de Volvo», a assuré le syndicaliste. «Leur intérêt est de récupérer le business et de faire faire le travail dans les pays à bas coûts», a-t-il estimé.

«Volvo se lance dans un troisième plan social sans négociations. Cette annonce est une sorte de provocation au lendemain de la conférence sociale où les pouvoirs politiques prônent le dialogue!», a déploré M. Porret.

Les salariés du service informatique étaient appelés à débrayer au moment de l'annonce sur le site de Renault Trucks à Vénissieux, près de Lyon, où se tenait le comité d'établissement.

HCL Technologies, qui a son siège à Noida, près de la capitale New Delhi, compte 106 000 salariés dans le monde et revendique une place parmi les huit groupes de services informatiques qui dépassent les 5 milliards de dollars de chiffre d'affaires. La majorité (57,5%) de son activité est aujourd'hui réalisée sur le continent américain.

Il a été préféré à l'américain IBM qui, selon la presse suédoise, était son dernier concurrent dans ce rachat.

«Un personnel qualifié va rejoindre HCL et notre culture va encore s'enrichir à un niveau mondial. Je saisis cette occasion pour souhaiter la bienvenue à Volvo et ses clients au vaste réseau de relations (...) que nous avons déjà dans les pays nordiques», a déclaré Anant Gupta, le directeur général de HCL.

La division informatique de Volvo sert en effet des entreprises comme le géant du prêt-à-porter H&M, le constructeur automobile Volvo Cars (cédé par Volvo Group en 1999) ou le transporteur ferroviaire public suédois SJ.




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