S&P abaisse la note de PSA Peugeot Citroën

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Le constructeur français, en difficulté, a officialisé mercredi l'arrivée prochaine de l'État français et de son partenaire Dongfeng à son capital, via cette augmentation de capital qui sera réalisée par étapes.

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Agence France-Presse
PARIS

L'agence de notation Standard & Poors a abaissé d'un cran la note du constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, à «B+» contre «BB-» jusque là, assortie d'une perspective stable, a-t-elle annoncé vendredi.

S&P explique que l'augmentation de capital du groupe annoncée cette semaine, avec l'entrée du chinois Dongfeng et de l'État français au tour de table, «soutient les ratios de crédit du groupe, mais leur amélioration ne sera vraiment sensible qu'après 2015».

L'agence de notation ajoute qu'elle ne pense pas que le flux de trésorerie nette après investissements redevienne positif avant 2016 et estime que l'Europe, la Russie et l'Amérique Latine «restent des sources de pertes opérationnelles importantes pour le groupe».

Elle précise que la perspective «stable» signifie qu'elle n'envisage pas d'abaisser à nouveau la note dans les 6 à 12 mois.

Par ailleurs, Standard & Poors a également abaissé la note de la filiale bancaire du constructeur, Banque PSA Finance (BPF), de «BB+» à «BB», et l'a assortie d'une perspective stable.

Néanmoins, la perspective à long terme place BPF deux crans au-dessus de la note de PSA Peugeot Citroën.

Les négociations en cours, annoncées mercredi, pour adosser BPF au groupe espagnol Santander ne devraient pas avoir d'impact sur la note à court terme, précise l'agence de notation.

Le constructeur français, en difficulté, a officialisé mercredi l'arrivée prochaine de l'État français et de son partenaire Dongfeng à son capital, via cette augmentation de capital qui sera réalisée par étapes.

Ils auront à l'issue de l'opération 14 % chacun, à égalité avec l'actionnaire historique, la famille Peugeot.

Son rapprochement avec Santander permettrait à BPF de ne plus avoir recours à la garantie de l'État français et pourrait renflouer les caisses de la maison mère à hauteur de 1,5 milliard d'euros d'ici 2018.




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