Le cacao grimpe sur fond de crainte de sécheresse

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L'Afrique de l'Ouest compte les deux plus gros producteurs de cacao au monde, à savoir la Côte d'Ivoire et le Ghana.

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Caroline VARIN
Agence France-Presse
LONDRES

Le cacao a continué sa progression cette semaine, les craintes d'une baisse des récoltes à cause d'un vent sec et chaud en Afrique de l'Ouest se confirmant, tandis que le café et le sucre perdaient du terrain.

L'harmattan réchauffe le cacao

Les cours du cacao ont continué de grimper cette semaine, aidés par les craintes d'une baisse du rendement des plants de cacao en Afrique de l'ouest à cause de l'harmattan, un vent chaud et sec qui souffle dans la région.

L'Afrique de l'ouest compte les deux plus gros producteurs de cacao au monde, à savoir la Côte d'Ivoire et le Ghana.

La fève brune cotée à New York a même grimpé mercredi à son maximum en quatre mois, à 3028 dollars la tonne pour livraison en mars, dans ces derniers jours de cotation. La tonne de cacao pour livraison en mai a atteint jeudi son plus haut niveau depuis la mi-janvier, à 2985 dollars la tonne.

Le cacao échangé à Londres a atteint vendredi son plus haut niveau depuis le 21 janvier 2015, à 2014 dollars la tonne.

Il n'est pas rare que l'harmattan souffle en cette saison, mais le vent semble plus puissant cette année.

«Les estimations de récolte de mi-saison ont commencé à diminuer, et cela a aidé les cours», a expliqué Jack Scoville, analystes chez Price Future Group.

D'après les analystes de Commerzbank, le gouvernement de la Côte d'Ivoire a estimé une chute de 20 % de la récolte de mi-saison, d'avril à septembre, par rapport à l'année précédente.

Mais selon M. Scoville, il est toujours difficile d'estimer si la demande et l'offre seront équilibrées cette saison.

Le sucre victime de prises de profits

Le sucre s'est échangé en baisse cette semaine à Londres et à New York, victime de prises de bénéfices par les opérateurs de marché faisant suite à la légère hausse de la semaine dernière.

La faiblesse du réal brésilien, à son plus faible niveau depuis 10 ans face au dollar, a également pesé sur les cours.

La baisse du réal incite en effet les producteurs brésiliens à vendre leur sucre, puisqu'ils recevront plus de réais pour des produits vendus à l'extérieur en dollars.

Enfin, la confirmation de l'introduction de subventions à l'exportation du sucre indien par le gouvernement du pays a également lesté le prix du sucre cette semaine, même si cette possibilité avait déjà largement été intégrée par les marchés, selon les experts de Sucden.

Ces aides pourraient se traduire par une augmentation de l'offre, de nature à plomber plus encore les prix du sucre dans un marché déjà excédentaire.

L'Inde est le deuxième plus gros producteur de sucre au monde, et détiendrait, selon l'Organisation internationale du sucre (ISO), 2 millions de tonnes de surplus exportable.

Baisse de forme pour le café

Les pluies à venir, très attendues au Brésil où un temps sec a inquiété les marchés ces dernières semaines, ont pesé sur les cours du café vers la fin de la semaine. Le café échangé à New York a atteint vendredi un plus bas depuis le 18 février 2014, à 153,20 cents la livre.

Ces précipitations ainsi que «le fait que la production colombienne de café en janvier a atteint son plus haut niveau depuis 2008 ont tiré les cours de l'Arabica à leur plus bas en un an», ont noté les analystes de Capital Economics.

Les prix du café coté à Londres ont marqué mardi un plus haut depuis début décembre à 2077 dollars la tonne, avant de se retrouver sous pression dans la même journée.

Les marchés physiques étaient assez calmes cette semaine en raison du carnaval au Brésil et des vacances du Nouvel An chinois en Asie.




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