Le cacao au plus haut en presque trois ans, le sucre rebondit

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Les prix du cacao ont continué leur progression cette semaine.

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Agence France-Presse

Les prix des matières premières alimentaires ont divergé cette semaine, le cacao atteignant de nouveaux plus hauts en près de trois ans tandis que le sucre rebondissait et que le café arabica plongeait.

Nouveaux sommets en près de trois ans pour le cacao

Les cours du cacao ont poursuivi leur progression cette semaine, se hissant jeudi à New York à leur niveau le plus élevé depuis fin août 2011, à 3128 dollars la tonne.

Le marché s'inquiète notamment de la possible arrivée du phénomène climatique El Niño, a signalé Éric Sivry, courtier chez Marex Spectron.

Le phénomène El Niño se traduit par un réchauffement des eaux de surface de l'océan Pacifique central et oriental et entraîne diverses perturbations climatiques dans plusieurs régions du monde.

Les prix du cacao étaient également soutenus par une «bonne demande», mais «la météo actuellement très favorable en Afrique de l'Ouest (principale région productrice) limite la progression des cours pour l'instant», a jugé Sterling Smith, analyste chez Citi.

Ainsi, les deux premiers producteurs mondiaux de fèves brunes, la Côte d'Ivoire et le Ghana, ont tous deux révisé en hausse leur prévision de récolte, amenant l'Organisation internationale du cacao (ICCO) a revoir ses projections pour le marché mondial du cacao en 2013/2014.

Pour cette saison, l'ICCO prévoit désormais un surplus d'offre de 30 000 tonnes de fèves brunes alors qu'elle tablait auparavant sur un déficit de 75 000 tonnes.

Le sucre grimpe sur fond de craintes sur l'offre brésilienne et indienne

Les cours du sucre ont rebondi cette semaine, atteignant des plus hauts en un mois, en raison d'inquiétudes sur la production au Brésil et en Inde, respectivement premier et deuxième producteurs mondiaux de sucre.

Le sucre brut échangé à New York a atteint mercredi 18,73 cents la livre, son niveau le plus élevé depuis fin mai, tandis que le sucre raffiné échangé à Londres a marqué jeudi un plus haut depuis le 19 mai, à 490 dollars la tonne.

Selon Sterling Smith, analyste chez Citi, le marché s'inquiète d'une possible augmentation du pourcentage d'éthanol obligatoire dans l'essence au Brésil, ce qui inciterait le pays à produire plus d'éthanol et donc à diriger une partie plus importante de canne à sucre vers la fabrication de ce carburant.

Le Brésil est second producteur mondial d'éthanol après les États-Unis, qui fabriquent ce carburant à partir de maïs.

Le marché était également traversé d'inquiétudes sur la qualité de la saison des pluies en Inde.

«Une mousson insuffisante pourrait avoir un impact négatif sur la production de sucre là-bas et le pays pourrait avoir besoin de devenir un importateur net de sucre», a expliqué M. Smith.

Premier consommateur mondial de sucre, l'Inde subvient normalement à ses besoins avec sa production nationale, mais se trouve obligée d'importer si cette dernière n'est pas suffisante.

Les cours du café divergent, l'arabica au plus bas en quatre mois

Les cours du café ont pris des directions différentes cette semaine, l'arabica tombant à son niveau le plus faible depuis quatre mois tandis que le robusta se stabilisait.

Le café échangé à New York a ainsi chuté jeudi à 166,55 cents la livre, un niveau inconnu depuis le 19 février dernier.

«Les prix sur le marché du café restent très volatils», puisque l'arabica avait progressé la semaine dernière, ont remarqué les économistes de Commerzbank.

Cette semaine, la tendance baissière a notamment été provoquée par l'amélioration des prévisions de récoltes en Inde, au Guatemala et au Costa Rica, ont-ils expliqué. En 2013, ces trois pays étaient respectivement sixième, onzième et treizième producteurs mondiaux de café.

Une offre accrue en provenance de ces pays était de nature à compenser la baisse de la récolte au Brésil (premier producteur mondial de café, principalement d'arabica), qui a été affectée par l'exceptionnelle sécheresse qu'a connue le pays en début d'année.

De son côté, le robusta s'est stabilisé cette semaine, en raison d'inquiétudes sur la production indonésienne (troisième producteur mondial de café, numéro deux pour le robusta), qui devrait tomber cette saison à un plus bas en trois ans, a rapporté Sterling Smith, analyste chez Citi.




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