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Partenaires agricoles sollicite 50 millions de plus pour acheter des terres

Avec ces 50 millions en capitaux additionnels, Partenaires... (Image tirée du site internet de Partenaires agricoles)

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Avec ces 50 millions en capitaux additionnels, Partenaires agricoles veut continuer d'acheter des terres agricoles de qualité afin d'y maintenir et d'y développer des cultures végétales comme le soya, le canola, le maïs-grain, l'avoine et les haricots verts.

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L'une des entreprises québécoises les plus actives dans le rachat de terres cultivables, Partenaires agricoles, effectue une deuxième levée de capital de 50 millions de dollars afin de poursuivre la croissance de son actif.

Et comme au cours de sa première levée de capital, bouclée l'an dernier aussi à 50 millions, Partenaires agricoles sollicite le marché des investisseurs institutionnels (fonds communs, caisses de retraite, etc.) et des investisseurs dits «qualifiés», c'est-à-dire des particuliers fortunés qui ont les permis réglementaires requis pour effectuer des placements privés pour leur propre compte.

C'est d'ailleurs le succès de cette première grosse levée de capital, combiné aux bons résultats initiaux de leur plan d'affaires d'achat et d'exploitation de terres cultivables, qui a motivé les dirigeants de Partenaires agricoles à devancer leur deuxième sollicitation de capital par des placements privés.

Selon Clément Gagnon, président et cofondateur de Partenaires agricoles, cette deuxième levée de capital devrait se conclure dès juin prochain. Et une troisième, «plus importante encore», est déjà dans les plans pour l'an prochain.

Dans l'immédiat, les négociations sont déjà avancées avec «quatre ou cinq investisseurs institutionnels» qui pourraient acquérir une bonne partie des parts de 200 000$ chacune en valeur nominale, avec un placement minimal de cinq parts, ou 1 million de dollars.

Avec ces 50 millions en capitaux additionnels, Partenaires agricoles veut continuer d'acheter des terres agricoles de qualité afin d'y maintenir et d'y développer des cultures végétales comme le soya, le canola, le maïs-grain, l'avoine et les haricots verts.

Lancée il y a quatre ans, la constitution de cet actif de Partenaires agricoles vient de franchir le seuil des 3500 hectares. Des centaines d'hectares pourraient s'y ajouter au cours des prochains mois, au fur et à mesure de l'examen et du suivi des «nombreux appels d'agriculteurs qui veulent vendre».

Selon Clément Gagnon, ces quelques milliers d'hectares ne représenteraient qu'une fraction de l'offre de terres agricoles de bonne valeur mais menacées d'abandon de culture par leurs propriétaires âgés et sans relève.

«D'après le ministère de l'Agriculture, il y aura bientôt 115 000 hectares en terres cultivées qui seront disponibles pour un rachat, faute de relève chez ces agriculteurs vieillissants», explique-t-il.

«Ce que fait Partenaires agricoles, c'est de regrouper des capitaux de grands investisseurs pour acheter ces terres à juste prix et en obtenir ensuite un rendement provenant de productions végétales. C'est un actif agricole qui nous intéresse, et non pas un actif de spéculation foncière.»

Cette recherche de rendement de production végétale explique d'ailleurs les critères de sélection des terres chez Partenaires agricoles, au-delà d'un «prix raisonnable et justifié».

L'entreprise recherche des terres ayant une superficie cultivée d'au moins 100 hectares, dont le rendement agricole est déjà bien établi et vérifié. Partenaires agricoles concentre aussi son actif dans trois régions: Lévis/Beauce, Bois-Francs/Lotbinière/Mauricie et le Témiscamingue.

Selon M. Gagnon, cette concentration régionale s'explique d'abord par les réseaux existants de Partenaires agricoles avec des fournisseurs de services en cultures: agronomes, agriculteurs et machinerie à forfait, etc.

Par ailleurs, Partenaires agricoles a décidé d'éviter les régions où les prix de vente des terres agricoles sont déjà trop élevés, comme «dans la région de Saint-Hyacinthe», selon Clément Gagnon.

«Des bonnes terres cultivables achetées autour de 10 000$ par hectare, il y a moyen de rentabiliser ça avec des cultures bien gérées. Mais à 25 000$ l'hectare, comme on a vu récemment en Montérégie, c'est absolument impossible à rentabiliser un jour avec des productions agricoles.»




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