L'opérateur de téléphonie mobile américain Sprint, filiale du groupe japonais SoftBank, va rapatrier 5000 emplois aux États-Unis, a annoncé mercredi le président élu américain Donald Trump.

«Je viens d'avoir un appel des dirigeants de Sprint et ils vont ramener 5000 emplois aux États-Unis, ils les prennent dans d'autres pays», a annoncé Donald Trump à des journalistes devant sa résidence de Mar-a-Lago en Floride.

Il a en particulier remercié pour son implication le PDG de SoftBank, Masayoshi («Masa») Son, qui lui avait promis des investissements dans le pays lors d'une rencontre au début du mois à New York.

Sprint a confirmé dans un communiqué séparé s'être engagé à «créer ou rapatrier» aux États-Unis, d'ici la fin mars 2018, un total de 5000 emplois concernant «une série de postes à travers l'entreprise, incluant ses équipes de service aux clients et de vente».

Sprint dit vouloir entamer «immédiatement» des discussions pour déterminer où seront basés ces emplois. Il n'a pas précisé depuis quels pays ils seraient relocalisés.

«Nous nous réjouissons de travailler avec le président élu Trump et son administration pour apporter notre contribution à la croissance économique et à la création d'emplois aux États-Unis», a commenté le directeur général de Sprint, Marcelo Claure, cité dans le communiqué. «Nous pensons qu'il est essentiel que les entreprises et le gouvernement coopèrent pour créer davantage d'opportunités d'emplois aux États-Unis et garantir la prospérité de tous les Américains.»

Donald Trump, qui succédera à Barack Obama le 20 janvier, avait fait du rapatriement d'emplois aux États-Unis un de ses grands chevaux de bataille durant la campagne électorale.

Mercredi, il a également rappelé que OneWeb, une entreprise de satellites américaine dans laquelle SoftBank a prévu d'investir un milliard de dollars, comptait pour sa part embaucher 3000 personnes dans le pays.

L'investissement dans OneWeb avait été la première mesure concrète annoncée après une entrevue début décembre à New York entre Donald Trump et Masayoshi Son.

Suite à la rencontre, Donald Trump avait indiqué sur son compte Twitter, sans détail précis, que le milliardaire nippon était «d'accord pour investir 50 milliards de dollars US aux États-Unis dans des entreprises et (créer) 50 000 nouveaux emplois».

Masayoshi Son avait ensuite précisé aux journalistes que les emplois seraient créés par le biais d'investissements dans des entreprises en démarrage, mais n'avait fourni aucun calendrier.