Valeant promet de revoir les prix de certains de ses médicaments

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Le PDG de Valeant Michael Pearson s'apprête à témoigner devant un comité spécial du Sénat américain, mercredi, à propos des hausses de prix importantes de médicaments qu'elle commercialise.

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La Presse Canadienne

Valeant Pharmaceuticals a promis de réfléchir à la possibilité de réduire les hausses vertigineuses de prix pour certains de ses médicaments après avoir été criblée de questions à ce sujet par des sénateurs américains, mercredi.

Bill Ackman, un actionnaire important de Valeant qui s'est récemment joint au conseil d'administration de la société pharmaceutique lavalloise, a déclaré que la diminution des prix des quatre médicaments à l'origine d'une enquête lancée par le Congrès américain ferait l'objet de discussions à l'occasion d'une réunion, jeudi.

Lors d'une audience diffusée sur le web en direct de Washington, M. Ackman a affirmé qu'il recommanderait que les prix de ces médicaments soient revus à la baisse.

Il s'est également engagé à assurer que Valeant mette en place les meilleures pratiques concernant l'établissement des prix des médicaments et maintienne son contrat social avec les patients et les médecins.

Même avec une réduction de 30 % pour les hôpitaux, les prix de certains médicaments essentiels à la survie de bon nombre de personnes seront encore beaucoup plus élevés qu'ils ne l'étaient avant que Valeant ne les achète, ont indiqué les sénateurs.

Hausses de prix outrancières

Certains membres du Sénat ont critiqué l'entreprise québécoise pour avoir haussé les prix des médicaments immédiatement après les avoir acquis.

« Le modèle d'affaires de Valeant basé sur le monopole fonctionne aux dépens des gens ordinaires », a martelé la sénatrice Susan Collins, la présidente du comité sénatorial sur le vieillissement de la population.

Berna Heyman, une patiente souffrant d'un trouble génétique rare appelé maladie de Wilson, a témoigné que la part qu'elle devait payer par année pour sa médication était passée de 700 $ US (environ 884 $ CAN) à plus de 10 000 $ US (12 635 $ CAN). Créée il y a 30 ans, la Syprine a été achetée par Valeant en 2010 et son prix a fait un bond de plus de 3000 % depuis.

Mme Collins a indiqué que, selon les documents examinés par son personnel, Valeant avait déjà récupéré l'argent investi pour acquérir les quatre médicaments concernés, dont la Syprine, grâce à des hausses de prix outrancières.

Le chef de la direction de Valeant, Michael Pearson, a exprimé à plusieurs reprises ses regrets relativement aux gestes posés par la compagnie et à sa propre incapacité à prouver au public que Valeant avait pris en considération l'impact de ses décisions sur les patients.

La société fait l'objet de plusieurs enquêtes depuis qu'elle est plongée dans de nombreuses controverses au sujet des prix de ses médicaments et de sa relation avec la pharmacie américaine Philidor, spécialisée dans les commandes postales.

Valeant avait annoncé le mois dernier que M. Pearson quitterait l'entreprise après l'avoir dirigée pendant huit ans. Elle a révélé, lundi, qu'il serait remplacé par Joseph Papa, qui était jusqu'à tout récemment chef de la direction chez la pharmaceutique irlandaise Perrigo.




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