Toshiba supprimera jusqu'à 7000 postes

Le conglomérat japonais Toshiba, embourbé dans les suites d'un vaste scandale... (PHOTO TORU HANAI, ARCHIVES REUTERS)

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Agence France-Presse
Tokyo

Le conglomérat japonais Toshiba, embourbé dans les suites d'un vaste scandale de manipulations comptables, va supprimer jusqu'à 7000 emplois dans le cadre d'un plan de restructuration touchant essentiellement ses divisions mal en point de produits grand public, a affirmé mardi en une le quotidien Nikkei.

«Le groupe est entré dans les dernières phases d'ajustement de la réorganisation concernant notamment ses activités d'équipements électroménagers et de télévisions», a indiqué le journal économique sans citer de source.

Les divisions d'appareils grand public de Toshiba employaient à la date du 31 mars dernier quelque 24 000 personnes dans le monde. Si le plan annoncé par le Nikkei était exact, un quart à un tiers de ces salariés se verraient proposer un départ anticipé ou une mutation.

Toshiba avait déjà annoncé la semaine passée un programme d'incitation au départ et de changements d'affectations pour quelque 1200 salariés, dans le cadre d'une restructuration d'activités de semi-conducteurs.

Le groupe va ouvrir ce plan en janvier pour des départ effectifs en mars et les frais relatifs seront imputés sur le quatrième trimestre de l'exercice en cours (avril 2015 à mars 2016), a-t-il précisé dans un communiqué.

Toshiba a aussi conclu un accord de cession de lignes de production de semi-conducteurs à Sony, une opération qui s'accompagne du transfert de 1100 salariés.

Le plan présenté par le Nikkei vient en sus.

«Nous sommes en train d'examiner aussi l'impact de réformes structurelles pour les activités autres que les semi-conducteurs», avait alors ajouté le groupe.

La presse nippone avait évoqué il y a quelques jours un possible regroupement de l'activité des produits blancs de Toshiba avec ceux de son compatriote Sharp également à la peine.

Des médias affirment en outre mardi que le groupe envisage de céder à un fonds une filiale de systèmes de caisses enregistreuses de commerces et une partie de ses activités médicales.

Quant à la division des PC, elle pourrait rejoindre celles de Fujitsu et Vaio (nom de l'entreprise créée pour reprendre l'activité éponyme des PC de Sony).

«Nous ne sommes pas en train de rétrécir nos activités problématiques mais au contraire d'étudier diverses options, dont le regroupement avec d'autres, pour les rendre plus rentables. À ce jour, rien n'est décidé», a réagi le groupe dans un communiqué publié juste après l'ouverture de la Bourse de Tokyo.

Il promet d'annoncer ses choix en temps et en heure.

Les investisseurs à la Bourse de Tokyo réagissaient en tout cas positivement à ces informations: le titre Toshiba gagnait 1% en début de matinée, à 295,5 yens, sur un marché globalement en repli.

Entre 2008 et 2014, des dirigeants de Toshiba se sont rendus coupables d'artifices comptables qui avaient abouti à surévaluer le bénéfice net des exercices concernés de 155,2 milliards de yens (1,1 milliard d'euros).

Ces malversations ont masqué la mauvaise santé de plusieurs divisions, notamment des PC et TV, et le groupe est désormais forcé d'assainir à grands coups de réformes structurelles la gestion de ces activités déficitaires.




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