Le spécialiste américain des bons plans sur internet Groupon (GRPN) a annoncé mardi son intention de supprimer 1100 emplois dans le cadre d'une restructuration qui va aussi le voir quitter plusieurs marchés à l'international.

«Dans les prochains mois, nous éliminerons environ 1100 postes», écrit sur le blogue officiel du groupe son directeur d'exploitation, Rich Williams, précisant que les coupes toucheront surtout l'international.

Cela représente un peu plus de 9% des 11 843 salariés que le groupe comptait dans le monde fin 2014, selon son dernier rapport annuel.

«Nous prenons de larges mesures de restructuration pour mieux concentrer nos ressources et rationaliser nos opérations internationales», fait valoir Rich Williams.

Parallèlement aux coupes dans ses effectifs, il précise que Groupon s'est déjà retiré de Grèce et de Turquie, et va aussi cesser ses activités dans 7 autres pays ou territoires: Maroc, Panama, Philippines, Porto Rico, Taïwan, Thaïlande et Uruguay.

«Nous avons besoin de concentrer notre énergie et nos dollars sur moins de pays. Donc nous avons décidé de quitter un certain nombre de pays où les investissements requis ne correspondent pas au potentiel du marché», fait valoir Rich Williams.

Dans un autre document transmis au gendarme boursier américain (SEC), Groupon précise que l'essentiel des mesures de restructurations seront achevées d'ici à septembre 2016.

Elles se traduiront dans l'immédiat par 35 millions de dollars avant impôts de charges de restructuration, dont 22 à 24 millions qui seront passées dans les comptes du troisième trimestre.

Groupon fait partie des étoiles déchues du secteur internet américain.

Le groupe avait selon la presse refusé fin 2010 de se faire racheter par Google pour 5 à 6 milliards de dollars, et avait lancé début novembre 2011 la plus grosse introduction en Bourse pour une société internet depuis celle du géant Google (c'était toutefois avant celle six mois plus tard d'un autre géant, le réseau social Facebook).

L'action, entrée sur la Bourse électronique Nasdaq à 20 dollars, s'était toutefois effondrée après seulement quelques mois. Elle s'échangeait autour de 4 dollars mardi, donnant à la société une valorisation de seulement 2,6 milliards.