Québecor: 25,7 millions pour ses hauts dirigeants en 2014

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Pierre Dion, grand patron de Québecor, a été rémunéré 10,8 millions en salaire et primes diverses en 2014.

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Le groupe médiatique Québecor a alloué 25,7 millions en rémunération totale parmi ses plus hauts dirigeants en 2014, un montant qui s'avère très élevé par rapport à ceux divulgués jusqu'à maintenant par les grandes entreprises québécoises cotées en Bourse.

À lui seul, le nouveau président et chef de la direction, Pierre Dion, a été rémunéré 10,8 millions en salaire et primes diverses pour cet exercice durant lequel il a été promu de la présidence de la filiale télévisuelle TVA et à celle de tout Québecor. En 2013, M. Dion avait été rémunéré 3,6 millions à la présidence de TVA.

Par ailleurs, la rémunération totale de 25,7 millions des hauts dirigeants de Québecor en 2014 comprend la prime de 7,8 millions versée à son ex-président, Robert Dépatie, lors de sa démission-surprise en mai 2014. C'était un an à peine après avoir été promu à ce poste en remplacement de Pierre-Karl Péladeau, qui préparait alors son entrée en politique.

En excluant cette prime à M. Dépatie, la rémunération des cinq hauts dirigeants de Québecor en poste en fin d'exercice 2014 s'est élevée à 17,4 millions. C'est une hausse de trois millions ou 21 % par rapport au montant comparable pour l'exercice 2013.

Ces informations sont extraites de la circulaire de direction de Québecor qui est envoyée à ses actionnaires en prévision de leur assemblée annuelle du sept mai prochain, au siège social du groupe médiatique sur la rue Saint-Jacques, à Montréal.

À pareille date l'an dernier, les tumultes à la haute direction de Québecor étaient tels que l'entreprise avait dû retarder d'un mois, jusqu'à la mi-juin, la tenue habituelle de son assemblée d'actionnaires au début de mai.

Au sujet de la rémunération des hauts dirigeants, le regroupement d'actionnaires activistes MEDAC était d'ailleurs intervenu lors de l'assemblée de juin 2014 pour réclamer la tenue d'un vote consultatif sur cette rémunération, à l'instar d'un nombre croissant de grandes entreprises cotées en Bourse.

Le MEDAC sera de retour à l'assemblée du sept mai prochain pour réclamer de nouveau un vote sur la rémunération des hauts dirigeants de Québecor. 

Le regroupement s'appuie entre autres sur l'obtention l'an dernier d'une «très grande majorité (85 %) des droits de vote associés aux actions détenues par le public», en excluant les actions votantes détenues par des dirigeants, administrateurs et autres initiés de Québecor.

Par ailleurs, pour mettre en contexte la hausse de 21 % de la rémunération des hauts dirigeants en poste de Québecor, elle a été consentie pour un exercice durant lequel son bénéfice d'exploitation a reculé de 14 % à 596,8 millions. 

Les revenus totaux se sont redressés de 2 % à 3,7 milliards, après une glissade de 14 % en 2013. Quant à la perte nette, Québecor l'a réduit à 33 millions en 2014 par rapport à 288 millions en 2013, des suites de diverses transactions d'actifs non récurrentes.

En Bourse, après un début d'année difficile, les actionnaires de Québecor ont bénéficié d'un redressement qui leur a procuré un rendement total (prix + dividende) de 21 % pour tout l'exercice 2014. 

C'est moindre que le rendement total de 29 % du sous-indice sectoriel de consommation/communications à la Bourse de Toronto, mais deux fois mieux que le rendement total de 10 % de l'indice de marché S&P/TSX.

- Avec Bloomberg




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