Industrie des effets visuels: un premier sommet à Montréal

Une scène tirée du film RoboCop, dont les... (PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA/SONY)

Agrandir

Une scène tirée du film RoboCop, dont les effets visuels ont été réalisés par la firme Framestore, établie notamment à Montréal.

PHOTO FOURNIE PAR COLUMBIA/SONY

Avec l'arrivée des géants étrangers Framestore, MPC (Technicolor) et Cinesite depuis deux ans, Montréal est devenu l'une des capitales mondiales des effets visuels. Pas étonnant qu'elle veuille maintenant organiser le principal sommet de l'industrie des effets visuels en Amérique du Nord.

Les studios d'effets visuels, la plupart des grands studios de cinéma hollywoodiens (Warner Brothers, 21th Century Fox, Sony, Paramount, Walt Disney, NBC/Universal) ainsi que des agences de publicité se donnent rendez-vous au Centre Mont-Royal les 10 et 11 juin prochains pour le premier sommet «effects MTL».

«L'idée, c'est que ça devienne LE rendez-vous en effets visuels et animation en Amérique du Nord, dit Marine Lelièvre, directrice du sommet. Actuellement, il y a surtout des conférences liées à des événements de l'industrie du cinéma, comme l'American Film Market. [Avec plus de 2000 emplois en effets visuels et en animation], le Québec est le quatrième pôle mondial en effets visuels.»

Les studios d'effets visuels participent à plusieurs sommets sur le cinéma, comme l'American Film Market à Los Angeles, et des événements en marge des Oscars. Mais à part les événements des sections locales de la Visual Effects Society, il y a peu de sommets sur les effets visuels à travers le monde. Une tendance qui pourrait changer rapidement: la semaine dernière, Paris organisait son premier sommet du genre. «Ce sont des événements axés sur la techno et la R&D, mais rarement sur les affaires, dit Marine Lelièvre. Il n'y a pas de conférence comme nous voulons en faire en Amérique du Nord.»

Le sommet effects MTL a été calqué sur le modèle du Sommet international du jeu de Montréal, l'un des sommets les plus importants de l'industrie du jeu vidéo en Amérique du Nord. Ce n'est pas étonnant en raison des nombreuses similitudes entre les deux industries: elles nécessitent toutes deux des employés créatifs, elles sont principalement installées dans le Mile End et le Vieux-Montréal et elles bénéficient d'importants crédits d'impôt.

800 participants attendus

Effects MTL comportera quatre volets: des stands d'exposition, des conférences avec des experts de renommée mondiale, un espace pour brasser des affaires et des événements sociaux. Les organisateurs espèrent accueillir 800 participants pour la première édition d'effects MTL. À titre de comparaison, le Sommet international du jeu de Montréal, qui compte 11 éditions, a attiré 2500 participants l'automne dernier (60% du Québec, 40% de l'extérieur). La même firme (Connection Events) organise les deux événements. «C'est encourageant, nous avons bon espoir que notre sommet pourra ressembler un jour au Sommet international du jeu de Montréal», dit Benoit Touchette, directeur du bureau montréalais de Framestore.

Au contraire de l'industrie montréalaise du jeu vidéo, qui est réunie sous l'Alliance numérique, les studios d'effets visuels n'ont pas d'association commune, même s'ils collaborent au sein de la grappe industrie du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec. Un événement les a toutefois unis l'an dernier: la décision du gouvernement Couillard de réduire leurs crédits d'impôt.

Les studios ont d'ailleurs présenté un mémoire commun à la commission Godbout, qui doit rendre prochainement son rapport à Québec sur la fiscalité et l'aide aux entreprises. «La question des crédits d'impôt a été un cri de ralliement», dit Jan-Fryderyk Pleszczynski, président de Digital Dimension. «Nous sommes inquiets et nous nous demandons ce que le gouvernement va faire», dit Benoit Touchette, de Framestore Montréal.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer