Le Bureau de la concurrence approuve le rachat de Vision Globale par TVA

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Selon des actionnaires mécontents, les activités de Vision Globale ne cadrent pas avec celles de Groupe TVA, et les économies d'échelle possibles sont très faibles.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Le Groupe TVA a reçu le feu vert du Bureau de la concurrence du Canada pour son achat des actifs de Vision Globale.

Le contrat d'achat de biens par le Groupe TVA (TVA.B), une filiale de Quebecor Media Inc., avait été annoncé le 13 novembre pour un montant d'environ 118 millions $, et demeurait à ce moment conditionnel à l'approbation de l'organisme fédéral.

Les actifs en jeu comprennent les Studios Mel's Cité du cinéma à Montréal et les Studios Melrose à Longueuil. Les deux installations sont utilisées pour des productions cinématographiques et télévisuelles locales et étrangères, y compris pour le tournage de films à succès américains. Vision Globale est une entreprise canadienne de services liés au cinéma et à la télévision, dont la post-production, le montage et la réalisation d'effets sonores, ainsi que la location de studios.

Le Bureau a fait savoir mardi qu'il n'interviendrait pas dans la transaction car celle-ci n'empêcherait pas ou ne limiterait pas la concurrence de façon substantielle en ce qui a trait à la production et la distribution de films ou d'émission de télévision au Québec.

Il a aussi jugé que l'achat des actifs n'aurait probablement pas d'incidence sur la qualité et la quantité des programmes télévisés offerts au public.

Selon le Bureau, TVA n'aurait vraisemblablement pas la capacité de nuire aux réalisateurs de télévision indépendants en les forçant à utiliser ses nouveaux studios et ses services, même lorsqu'ils créent pour des diffuseurs rivaux.

«Le Bureau a déterminé qu'il existe toujours de nombreux fournisseurs de services de postproduction dans la région métropolitaine de Montréal ayant la capacité d'offrir d'autres options de services suffisantes et efficaces aux réalisateurs indépendants», est-il écrit dans l'avis de l'organisme fédéral de surveillance.

Le Bureau se réserve cependant le droit de contester la transaction devant le tribunal de la concurrence dans l'année qui suit la finalisation du contrat d'achat d'actifs.

TVA était évidemment satisfaite de la tournure des événements.

«Cette acquisition s'inscrit dans notre stratégie d'investissement dans des secteurs de croissance qui nous permet de diversifier nos sources de revenus, lesquelles sont grandement dépendantes de la publicité diffusée sur notre chaîne généraliste. Je suis convaincue que notre acquisition des actifs de Vison Globale contribuera à notre objectif de création de valeur pour les actionnaires», a déclaré Julie Tremblay, présidente et chef de la direction de Groupe Média et de Groupe TVA, dans un communiqué diffusé mardi.

Ce dossier avait d'ailleurs mis le député de St-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, dans l'eau chaude. L'homme, qui est aussi actionnaire de contrôle de Québecor, a fait l'objet d'une enquête du commissaire à l'éthique, Jacques Saint-Laurent, après des allégations selon lesquelles il avait tenté de favoriser Quebecor. M. Péladeau était intervenu auprès du PDG d'Investissement Québec et du ministre de l'Économie Jacques Daoust au sujet de la vente de Vision Globale.

Le Commissaire à l'éthique avait blâmé Pierre Karl Péladeau pour son intervention, mais n'a recommandé aucune sanction, jugeant que le député péquiste avait agi «de bonne foi».




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