Facebook et Twitter se ruent vers le commerce en ligne

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Certains analystes voient une relation naturelle entre les réseaux sociaux et le commerce en ligne puisque les internautes discutent souvent de produits et de marques dans leurs messages.

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Rob Lever
Agence France-Presse
WASHINGTON

Les réseaux sociaux Facebook et Twitter cherchent à jouer un rôle accru dans le commerce en ligne ce qui pourrait représenter un pactole de quinze milliards de dollars d'ici la fin 2015.

Facebook et Twitter viennent d'annoncer qu'ils allaient commencer à utiliser des fonctions «acheter» sur leurs sites, ce qui pourrait commencer à avoir un impact sur le cybercommerce durant la saison la plus active pour le magasinage des fêtes de fin d'année. Aux États-Unis, la saison commence après la fête de Thanksgiving fin novembre.

L'idée d'utiliser les réseaux sociaux comme Facebook pour promouvoir le commerce en ligne est dans l'air depuis déjà assez longtemps, mais ne s'est pas jusqu'à présent vraiment matérialisée.

Facebook a eu des programmes de «cadeaux numériques» et d'autres de ventes de produits virtuels via les jeux Facebook, mais qui n'ont pas duré très longtemps.

Le commerce engendré directement et indirectement par les réseaux sociaux pourrait générer 15 milliards de dollars d'ici 2015, selon le cabinet de recherche Invesp.

Certains analystes voient une relation naturelle entre les réseaux sociaux et le commerce en ligne puisque les internautes discutent souvent de produits et de marques dans leurs messages.

«Le partage d'un avis sur un produit est un indicateur assez fiable de ce que les gens vont acheter», souligne Andy Stevens, responsable de la stratégie et de la recherche de la société Share This, qui développe une «fonction de partage» pour les sites internet et analyse les tendances dans les réseaux sociaux.

Une recherche de ce cabinet montre que parmi les personnes nées dans les années 1980 ou 1990, 55 % vont consulter les contenus partagés par les autres utilisateurs des réseaux sociaux et souvent suivent leurs recommandations dans leurs achats.

«On commence à se rendre compte que les consommateurs se servent des réseaux sociaux dans leur processus de décision», explique à l'AFP Andy Stevens.

Un sondage Harris publié le mois dernier par la société de marketing DigitasLBi montre que seulement 5 % des Américains ont effectué des achats sur le site d'un réseau social, mais que 20 % pourraient l'envisager.

«Notre étude révèle un énorme potentiel inexploité de croissance potentiel du commerce via les réseaux sociaux, surtout parmi les jeunes», estime Tony Weisman, PDG de firme DigitasLBi.

Selon lui, les achats en ligne effectués par ces réseaux pourraient atteindre 56 milliards de dollars si 20 % des Américains y participaient.

Réticences

Mais il note que des inquiétudes quant au risque potentiel pour la sécurité des informations financières et la protection de la vie privée rendent les utilisateurs hésitants.

L'enquête Harris montre que 42 % des utilisateurs de Facebook et de Twitter effectueraient probablement des achats via ces réseaux sociaux s'ils étaient sûrs de la sécurité des informations de leurs cartes de crédit.

Jusqu'à récemment, le marketing par les réseaux sociaux consistait surtout à des stratégies de sensibilisation à des noms de marque, ce qui est difficile à mesurer.

Pour Greg Sterling, un analyste de la firme Opus Research, «c'est judicieux» pour Facebook et Twitter d'évoluer vers le cybercommerce étant donné le volume important de leurs utilisateurs, mais il faut pour cela une stratégie bien définie.

«Le fait de simplement ajouter une option +acheter+ sur leur site ne va pas être très efficace» sans que ce soit bien ciblé, estime-t-il, suggérant que le mieux serait de coupler cette option avec des techniques pour connaître les habitudes de recherche des utilisateurs sur internet, même si un tel outil est controversé.

Il cite notamment une technique dite de «re-ciblage» des publicités vues par les consommateurs sur les produits et services qu'ils recherchent.

Par exemple, si une personne cherche des idées de vacances, il tombe sur une publicité pour un hôtel.

«Mais les gens ont des réactions compliquées à cette technique de re-ciblage», note Greg Sterling. «Certains s'en alarment tandis que d'autres pourraient y être favorables en y voyant une personnalisation du service».

Les réseaux sociaux doivent être conscients de ces réticences et trouver des moyens de faire passer des publicités et des offres de vente de produits et service sans déclencher l'hostilité de leurs utilisateurs, estime-t-il, prédisant un lent démarrage des ventes de détail directes via Facebook et Twitter.




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