Le groupe pharmaceutique américain Allergan (AGN), surtout connu pour son produit antirides Botox, a renoncé aux procédures judiciaires engagées pour empêcher son assaillant canadien Valeant Pharmaceuticals International (T.VRX) de participer à son assemblée générale des actionnaires du 18 décembre.

Allergan, Valeant et son allié, le fonds Pershing Square Capital Management de l'investisseur activiste William Ackman, ont signé un accord pour abandonner toutes les poursuites engagées devant une cour du Delaware, selon un communiqué commun publié mardi.

L'assemblée générale, qui s'annonce décisive pour l'avenir d'Allergan, sera ainsi tenue sans restrictions et tous les actionnaires recensés au 30 octobre pourront y participer... et y voter.

Les actionnaires s'y verront notamment soumettre une proposition visant à «remplacer une majorité des membres actuels du conseil d'administration».

L'objectif pour Valeant et Pershing Square est d'évincer la direction actuelle d'Allergan, qui se bat pied à pied pour empêcher la prise de contrôle de leur société, par des nouveaux dirigeants acquis à leur cause.

Pershing Square affirme avoir fédéré autour de lui des actionnaires représentant 35,68% du capital d'Allergan.

Aux termes de l'accord annoncé mardi, Allergan pourra par ailleurs aller de l'avant avec sa plainte pour délit d'initié engagée contre ses assaillants devant un tribunal californien, mais cette procédure ne pourra être utilisée pour retarder l'assemblée générale.

Valeant cherche depuis avril à s'emparer d'Allergan, avec le soutien de Pershing Square. Son offre, en partie libellée en actions, valorise sa cible à une cinquantaine de milliards de dollars. Ce prix est jugé largement insuffisant par la direction Allergan qui met par ailleurs en doute la réalité des performances économiques de son rival canadien.