Le FMI abaisse sa prévision de croissance aux États-Unis

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Agence France-Presse
Washington

Le Fonds monétaire international a de nouveau abaissé mercredi sa prévision de croissance aux États-Unis en raison du coup de froid de la première économie mondiale au début de l'année.

La progression du produit intérieur brut américain devrait atteindre le niveau «décevant» de 1,7% cette année, marquant un ralentissement par rapport à 2013 (1,9%) et un nouveau déclin par rapport aux prévisions de la mi-juin (2%) et d'avril (2,8%), a indiqué le FMI.

«Un hiver inhabituellement rigoureux conjugué à d'autres facteurs, notamment un secteur immobilier toujours en difficulté (...) et une demande extérieure plus faible, ont freiné l'élan», écrit l'institution dans son rapport annuel sur les États-Unis.

Après le recul du PIB de 2,9% en rythme annualisé au premier trimestre --le plus fort en cinq ans--, l'économie américaine devrait certes «s'accélérer» au deuxième semestre mais pas suffisamment pour compenser «le poids» de ce début d'année, selon le rapport.

Le FMI se montre toutefois plus optimiste pour 2015 où la croissance américaine devrait --"sauf choc imprévu»-- atteindre son plus haut niveau depuis 10 ans (3%).

Tout en saluant l'embellie comptable du taux de chômage (6,1% en juin), le Fonds continue de s'inquiéter de certaines faiblesses du marché du travail et du niveau élevé de pauvreté aux États-Unis.

«L'aspect le plus inquiétant tient sans doute au fait que le taux de pauvreté reste bloqué autour de 15% depuis la récession (de 2008-2009, NDLR) alors même que l'économie est en voie de rétablissement», écrit le Fonds, appelant une nouvelle fois à augmenter le salaire minimum fédéral, bloqué à son niveau actuel depuis 2009.

L'institution fait aussi une brève incursion dans le débat sur la fiscalité des entreprises, en appelant les États-Unis à baisser leur impôt sur les sociétés (actuellement à 35%) tout en élargissant son assiette afin de «limiter» les stratégies d'évitement fiscal des multinationales.

Se penchant sur la politique monétaire américaine, le FMI assure comme en juin que la banque centrale (Fed) doit se garder de tout relèvement prématuré de son taux directeur, maintenu proche de zéro depuis fin 2008.

Les marchés s'attendent à une première hausse à la mi-2015 et la présidente de la Fed Janet Yellen a récemment indiqué qu'elle pourrait même intervenir «plus tôt» que prévu.

Le FMI campe lui sur une position plus attentiste. «En prenant pour acquis que les risques systémiques financiers sont contenus, les taux peuvent rester à zéro plus longtemps», écrit l'institution.




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