Centre Bell: une Cage aux Sports «version 4.0»

Jean Bédard, président et chef de la direction de... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Jean Bédard, président et chef de la direction de La Cage aux Sports, songe à ouvrir un restaurant à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Les amateurs de hockey célébreront le début de saison des Glorieux dans une Cage aux Sports fraîchement rénovée au Centre Bell.

Le restaurant de l'avenue des Canadiens va être transformé en «Cage version 4.0» à l'image de ce qui s'est fait à Boucherville, Repentigny et Lachenaie.

Pas moins de trois murs de télés (power walls) y seront installés à compter du mois d'août, précise le président et chef de la direction, Jean Bédard, dans un entretien téléphonique, à l'occasion de la publication des résultats financiers de la société au troisième trimestre.

«Essentiellement, on applique le concept de Boucherville qui tient en trois choses: on regroupe nos télés pour avoir plus d'impact, on épure le décor pour permettre aux gens de regarder les écrans de télévision élargis et on choisit des éléments uniques de décoration», dit-il.

Performance du Canadien

Profitant de la performance du Canadien qui a atteint la demi-finale en séries éliminatoires, les restaurants La Cage ont enregistré une hausse de leurs ventes de près de 6% pour atteindre 32,1 millions, leur plus haut niveau depuis 2008. Depuis le début de l'exercice 2013-2014, les restaurants ont réalisé des revenus de 86,9 millions, en hausse de 5,3%. Le profit grimpe de 17% au troisième trimestre et s'établit à 0,33$ par action.

Cette performance surpasse les résultats de l'industrie de la restauration en général, qui tourne au ralenti au Québec. D'avril 2013 à avril 2014, les ventes ont avancé de 0,9%, pouvait-on lire dans Le Quotidien de Statistique Canada le 30 juin.

Le restaurant de Boucherville, vaisseau amiral de la chaîne ouvert à la fin de 2013, comprend un mur télé formé de 55 téléviseurs de 55 pouces formant un mur de 38 pieds sur 13 pieds. À La Cage de Repentigny, rénovée dernièrement, le mur comporte 16 téléviseurs, faute d'espace disponible. Les trois murs télés de La Cage du Centre Bell seront aussi de taille plus modeste que celui de Boucherville, les plafonds étant trop bas.

Sportscene (T.SPS.A) entend rénover un établissement par trimestre. Au Centre Bell, l'investissement sera supérieur aux 750 000$ habituellement requis pour la mise à niveau, en raison de la grande taille de l'établissement.

La chaîne de restaurants sportifs compte 51 établissements La Cage, tous au Québec: 40 en propriété exclusive et 11 franchises.

La Cage aux Sports dans les Maritimes

Après avoir longtemps pensé que le concept de La Cage n'était pas exportable, Jean Bédard discute actuellement avec des partenaires pour ouvrir un premier établissement hors Québec. «On a eu des discussions avec des gens qui pourraient être intéressés de façon sérieuse à ce qu'on amène le concept en dehors du Québec», a-t-il indiqué.

L'endroit convoité est Moncton, au Nouveau-Brunswick, où, en raison de la présence d'une minorité francophone significative, La Cage peut déjà compter sur une certaine notoriété locale.

Le projet pourrait voir le jour après août 2015. Le propriétaire préfère voir les résultats de son projet-pilote Les Rouges, de son restaurant de Boucherville, avant de s'engager. Il s'agit d'une section VIP, une sorte de classe affaires, avec sa propre carte plus élaborée et 20% plus chère.

Finalement, l'incursion de Sportscene dans la restauration hors Cage n'a pas donné les fruits escomptés. «On a des difficultés à trouver des synergies», confie M. Bédard. En août 2012, afin de diminuer sa dépendance au hockey, le spécialiste de la restauration d'ambiance avait acheté 50% de trois restaurants du Quartier DIX30 appartenant au groupe de Claude Labonté: un steak house, un restaurant de tapas et une table de fine cuisine italienne.

«Pour l'instant, on est encore actionnaire, pas tellement impliqué. On est en train de réévaluer ce qu'on va faire avec ce placement», dit M. Bédard.

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TROIS QUESTIONS À JEAN BÉDARD

La Presse Affaires: Vous vous attendiez en janvier à ce que vos restaurants connaissent leur meilleure performance depuis cinq ans. Comment les choses se présentent-elles après trois trimestres?

Jean Bédard: «On est bien partis, malgré un hiver difficile pour l'ensemble du commerce au détail. On avait la chance d'avoir une année complète de hockey qui s'est poursuivie jusqu'au mois de mai. On s'en va dans la bonne direction.»

LPA: Après avoir connu les Olympiques, la Coupe du monde de soccer, le combat Bute-Pascal, le printemps du Tricolore, comment se présente la rentrée à l'automne?

JB: «Au hockey, avec l'équipe mise sur pied par les dirigeants du Canadien et qui compte sur de bons jeunes, ça regarde bien. À la boxe, on travaille de plus en plus avec le Groupe GYM en collaboration. On va avoir plus d'événements de boxe que l'année dernière. Tous ces effets mis ensemble, on s'attend à ce que l'environnement continue d'être favorable pour nous l'an prochain.»

LPA: Que pensez-vous de l'idée de fermer le capital de votre entreprise, étant donné le faible volume d'actions en circulation?

JB: «On n'a pas étudié l'idée encore. On entre dans un mode plus actif. Ce qu'on a fait à Boucherville a suscité l'intérêt à l'extérieur du Québec. Aussi, mettre les Cages au goût du jour dans les prochaines années va demander beaucoup d'argent. [La fermeture du capital], ce n'est pas quelque chose qu'on envisage à court terme.»




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