C2MTL: AT&T ne peut attendre

Esther Lee, vice-présidente principale, marketing de marque, publicité... (Photo André Pichette, La Presse)

Agrandir

Esther Lee, vice-présidente principale, marketing de marque, publicité et commandites d'AT&T, dans une conférence prononcée à C2MTL.

Photo André Pichette, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

AT&T lancera sous peu la suite de sa campagne-choc It Can Wait («Ça peut attendre»). Lancée en 2011, elle s'adresse aux jeunes conducteurs de 18 à 25 ans qui textent au volant. Or, la combinaison «jeunes conducteurs et textos» est mortelle, rappelle Esther Lee, vice-présidente principale, marketing de marque, publicité et commandites d'AT&T, dans une conférence prononcée à C2MTL.

En 2013, AT&T a dépensé des dizaines de millions de dollars pour cette campagne, qui se transportera désormais sur les réseaux sociaux afin d'inciter les jeunes à adopter de bons comportements.

Jusqu'ici, grâce à la diffusion sur le web de vidéotémoignages de parents qui ont perdu des enfants, à des pubs télé ou encore à des simulations d'accident dans les écoles aux États-Unis, la campagne d'AT&T aurait contribué à faire baisser le nombre d'accidents de la route dans certains États.

Le geste est si bien perçu que les concurrents d'AT&T (Verizon, Sprint, T-Mobile) se sont joints au mouvement pour parler au nom de toutes les entreprises de télécommunications. «On a la chance d'être ceux qui fournissent la solution pour réduire le fléau, sinon ça joue contre nous puisque nous vendons des appareils, explique Esther Lee. Grâce à cette initiative, nous prenons soin de nos clients. La perception a été très positive. Et depuis le lancement de la campagne, on note par exemple une baisse des accidents de la route de 7% au Texas.»

Faire évoluer la marque

En poste depuis 2009 après avoir travaillé pour Coca-Cola, Esther Lee travaille à faire évoluer la marque d'AT&T, une entreprise de téléphonie qui n'est plus seulement une entreprise de téléphonie. «Il y a eu tellement de changements, dit-elle. D'une entreprise de téléphonie, AT&T s'est métamorphosée en entreprise lifestyle et innovante. Depuis six ans, on a investi 140 milliards dans notre réseau, plus des investissements dans des logiciels.

«Nous ne vendons pas que des téléphones, mais des équipements qui non seulement nous aident à communiquer avec d'autres, mais qui nous aident au quotidien, ajoute Esther Lee. Comme des rappels pour la prise de médicaments.»

En recherche, si les consommateurs perçoivent toujours AT&T comme une entreprise de téléphonie, les termes «innovant», «tournée vers l'avenir» et «qui facilite le quotidien» sont de plus en plus associés à la marque, affirme Mme Lee. «Il faut travailler encore à nos offres, dit-elle. On pense encore à la base. On a considérablement réduit le coût de notre plan familial de 10 GiGs à 160$ par mois, par exemple. Mais il faut aussi montrer ce qu'on fait et transmettre certaines valeurs, comme ce qu'on fait avec notre campagne It Can Wait.»

L'annonce récente de l'acquisition de DirecTV par AT&T au coût de 48,5 milliards US pourrait cristalliser la marque comme fournisseur de contenus. «On a acheté DirecTV parce que c'est une plateforme de contenus merveilleuse et bien implantée en Amérique du Sud, explique Esther Lee. Nous avons aussi 2500 magasins où nous pouvons vendre DirecTV. Je ne sais pas encore comment je vais travailler sur la marque, mais c'est un nouveau terrain de jeu pour moi.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer