Hachette veut des relations d'affaires «normales» avec Amazon

Le torchon brûle depuis plusieurs semaines entre Amazon... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Le torchon brûle depuis plusieurs semaines entre Amazon et plusieurs maisons d'édition, dont Hachette, irritées de voir le géant américain de la vente en ligne faire pression sur elles en pleine renégociation d'accords commerciaux.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW YORK

L'éditeur français Hachette a affirmé mercredi vouloir «reprendre des relations d'affaires normales» avec Amazon, mais pas à n'importe quelle condition, alors qu'il mène actuellement des négociations commerciales très tendues avec le distributeur en ligne.

«Nous n'économiserons pas nos efforts pour reprendre des relations d'affaires normales avec Amazon, qui a été un bon partenaire pendant des années, mais selon des conditions qui reconnaissent, de manière appropriée, pour les années à venir le rôle unique de l'auteur dans la création des livres, et le rôle de l'éditeur dans leur édition, leur commercialisation et leur distribution, tout en reconnaissant l'importance d'Amazon en tant que revendeur et innovateur», indique la filiale américaine de l'éditeur, Hachette Book Group, dans un communiqué envoyé par courriel à l'AFP.

«Une fois que nous serons parvenus à un tel accord, nous serons heureux de discuter avec Amazon de ses idées pour indemniser les auteurs pour les dommages occasionnés (...) et de relayer tout paiement qu'il juge approprié», ajoute Hachette.

C'est une réponse à une proposition faite mardi soir par Amazon à Hachette, portant sur la possible création d'un fonds d'indemnisation pour les auteurs lésés durant les négociations commerciales, que les deux sociétés financeraient à 50-50.

Le torchon brûle depuis plusieurs semaines entre Amazon et plusieurs maisons d'édition à commencer par Hachette, irritées de voir le géant américain de la vente en ligne faire pression sur elles en pleine renégociation d'accords commerciaux via l'allongement des délais de livraison ou la suppression des précommandes pour leurs livres.

Amazon est pour la première fois sorti de son silence mardi soir, se disant dans un message publié sur son site internet «pas optimiste sur l'issue de ces négociations dans un avenir proche».

Outre l'évocation du fonds d'indemnisation, le groupe internet s'y défendait en rappelant des règles commerciales de base: «Les fournisseurs décident des termes selon lesquels ils veulent vendre à un distributeur. Par réciprocité, un distributeur a le droit de déterminer si les conditions de l'offre sont acceptables et de stocker les produits conformément à cet accord», écrivait-il.

«En empêchant ses clients d'avoir accès aux livres de ces auteurs, Amazon montre qu'il considère que les livres sont comme n'importe quel autre bien de consommation. Ce n'est pas le cas», fait valoir Hachette.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer