Valeant relève son offre sur Allergan

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Allergan est le fabricant américain du traitement antirides Botox.

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Agence France-Presse
Montréal

Le groupe pharmaceutique Valeant (T.VRX) a fortement relevé mercredi les termes de son offre sur Allergan (AGN) , le fabricant américain du traitement antirides Botox qui résiste depuis des semaines à ses avances.

Valeant a augmenté de 10$ US la composante en argent liquide de son offre, à 58,30 dollars, tout en conservant inchangée la composante «actions» (0,83 de ses propres actions pour chaque titre Allergan), selon un communiqué publié par l'entreprise.

Il a de surcroît instauré un certificat de valeur garantie (CVG) sur le traitement DARPin de sa cible, qui pourrait rapporter, selon lui, jusqu'à 25 dollars supplémentaires aux actionnaires d'Allergan, en fonction de ses performances commerciales futures.

Le français Sanofi avait déjà utilisé un outil semblable pour convaincre, finalement avec succès, les actionnaires de la société biotechnologique américaine Genzyme de lui apporter leurs titres.

Valeant n'a pas chiffré la valeur totale de sa nouvelle offre. Dans sa mouture initiale, Allergan était valorisé à 45,6 milliards de dollars.

Le marché s'attendait depuis quelque temps à un relèvement de l'offre de Valeant, mais le groupe canadien a «fait fort»: la seule partie en numéraire de son offre est en effet augmentée de 21%.

Dans une lettre adressée au PDG d'Allergan, David Pyott, son homologue de Valeant, Michael Pearson, fait valoir que la seule partie en numéraire de son offre représente la moitié du prix de l'action Allergan avant que le canadien ne soit passé à l'offensive.

Allergan s'était préparé à cette nouvelle escalade du canadien, en critiquant la veille son modèle économique et en tentant de décrédibiliser sa direction. Le groupe californien avait notamment assuré que la spectaculaire croissance de son concurrent était en partie factice car reposant sur de seules augmentations de ses prix.

Dans son courrier, M. Pearson rejette ces allégations et propose de rencontrer son homologue face à face pour poser les bases d'un rapprochement entre les deux entreprises.




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