Lourde perte au journal Le Devoir

Bernard Descôteaux est le directeur du Devoir.... (PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Bernard Descôteaux est le directeur du Devoir.

PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le quotidien Le Devoir a connu en 2013 sa pire année au chapitre des finances depuis la crise des revenus publicitaires de 2008, qui avait durement frappé toute la presse écrite. Le quotidien de la rue de Bleury, à Montréal, a terminé son exercice 2013 avec une perte nette de 1,3 million de dollars, ce qui représente un revirement négatif considérable par rapport au surplus de 339 000$ en 2012. Il s'agit aussi du premier déficit du Devoir depuis celui de 71 497$ subi en 2008. Dans l'intervalle, son bénéfice net annuel avait culminé à 1,3 million de dollars au cours de l'exercice 2010.

Selon la direction du quotidien, la perte significative de l'exercice 2013 - qui s'élève à 7% des revenus totaux de 17,8 millions - est attribuable à deux facteurs principaux: le recul des revenus de publicité et d'abonnement ainsi qu'une charge comptable exceptionnelle de 983 185$ liée à la dépréciation complète de la valeur comptable attribuée à l'édition papier.

Dans le rapport annuel du Devoir, déposé hier à l'Autorité des marchés financiers (AMF) parce qu'il s'agit d'une société avec de nombreux actionnaires, on explique que cette dépréciation de près de 1 million a été rendue nécessaire «afin de tenir compte de la baisse du marché de l'information sur support papier. En 2013, ce marché s'est considérablement tourné vers les nouveaux médias numériques».

Toutefois, même en excluant l'impact de cette dépréciation sur ses résultats, Le Devoir a subi une perte d'exploitation de 469 845$ en 2013, comparativement à un surplus de 385 618$ au cours de l'exercice précédent.

Au niveau de ses revenus, le quotidien Le Devoir a terminé l'exercice 2013 à hauteur de 17,8 millions, en baisse de 4,4% par rapport aux 18,7 millions de l'exercice 2012. Cette baisse de revenus est survenue alors que les frais d'exploitation du quotidien sont demeurés stables à 18,3 millions.

À moins d'un rebond de ses revenus, plutôt improbable dans le contexte d'affaires difficile de la presse écrite, cette situation déficitaire au Devoir augure de mesures d'austérité budgétaire au fil du présent exercice. Selon son rapport annuel, le quotidien employait 126 personnes à la fin de 2013, 6 de plus qu'en 2012 et 10 de plus qu'il y a cinq ans.




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