Transcontinental imprimera des emballages souples

Transcontinental est le plus grand imprimeur au Canada.... (Photo Jocelyn Bernier, archives Le Soleil)

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Transcontinental est le plus grand imprimeur au Canada. La société établie à Montréal compte plus de 9000 employés au Canada et aux États-Unis.

Photo Jocelyn Bernier, archives Le Soleil

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Transcontinental (T.TCL.A) imprimera bientôt des emballages souples de produits alimentaires - comme le fromage -, ce qui devrait lui permettre, entre autres, de compenser le recul des ventes publicitaires dans son secteur média.

La société québécoise allongera 133 millions $ US pour mettre le grappin sur Capri Packaging, une filiale de Schreiber Foods, et ses deux usines établies à Clinton, dans l'État du Missouri, qui emploient 200 personnes.

Cette transaction, qui doit obtenir l'aval des autorités réglementaires américaines, comprend également une entente de 10 ans avec le vendeur pour que Capri demeure son principal fournisseur. Les revenus de Schreiber Foods, établie à Green Bay, au Wisconsin, sont évalués à 5 milliards $ US.

Pour le président et chef de la direction de Transcontinental, François Olivier, cette acquisition permettra de diversifier les activités de l'entreprise, qui pourra également compter sur des revenus annuels estimés à 72 millions $ US, garantis.

«Nous achetons une entreprise où 75 % des revenus sont garantis par l'un des plus grands manufacturiers en Amérique du Nord de fromage et de produits laitiers», a-t-il souligné, mardi, à Montréal, en marge de l'assemblée générale des actionnaires.

Le plus important imprimeur au pays, Transcontinental a l'intention d'utiliser son personnel afin de se spécialiser dans l'imprimerie d'emballages souples pour ultimement accroître sa présence dans ce secteur.

«Schreiber Foods avait de la difficulté à conclure des ententes avec ses concurrents mais ça sera différent pour nous, a souligné M. Olivier. Nous aimerions avoir dans le futur une plateforme avec des actifs au Canada et au Québec.»

Selon le PDG de Transcontinental, la société se devait d'agir de la sorte afin d'être en mesure d'accroître ses revenus. «La tendance n'est pas à la croissance dans l'impression et le secteur des médias est en pleine transformation», a-t-il dit.

«Nous devrons maintenant apprendre à travailler avec une nouvelle matière première, a ajouté le dirigeant. Le papier est très différent du plastique.»

Avant intérêts, impôts et amortissements, M. Olivier estime que les marges peuvent varier de 15 à 20 % dans ce secteur.

Au premier trimestre, terminé le 31 janvier, le bénéfice net de Transcontinental a été de 17,2 millions $, ou 22 cents l'action, en hausse de 9,55 % par rapport à 15,7 millions $, ou 20 cents par action, au même moment l'an dernier.

Sur une base ajustée, le bénéfice attribuable aux actions participantes est demeuré stable à 26,4 millions $, ou 34 cents par action.

L'imprimeur attribue cette amélioration à des frais financiers considérablement moins élevés, partiellement atténués par une hausse des impôts sur le résultat.

La faiblesse du marché publicitaire a toutefois affecté ses deux secteurs d'exploitation (impression et médias), ce qui a contribué à faire glisser ses revenus de 5 %, qui sont passés de 525,6 millions à 499,3 millions de dollars.

«Le marché publicitaire au Canada est très tranquille et difficile à prévoir, a affirmé M. Olivier. Nous sommes optimistes sur les mesures que nous avons prises pour s'adapter, mais nous le sommes un peu moins par rapport au marché publicitaire.»

Les activités d'impression de produits marketing et de magazines ont subi une baisse de volume.

Pour ce qui est du secteur des médias, la faiblesse du marché publicitaire, qui représente plus de 90 % des revenus, a continué d'influencer les résultats des solutions locales, des magazines ainsi que des solutions de marketing interactif.

M. Olivier croit cependant que la vente de revues sur iPad commence à rapporter des dividendes.

«Contrairement aux sites Web, on ne donne pas le contenu, a-t-il souligné. Les gens achètent (...) mais ça demeure très marginal. Il faut encore faire autre chose pour avoir de bons résultats en 2014.»

Le PDG de Transcontinental estime également que le secteur d'impression de l'entreprise recommence à susciter de l'intérêt auprès des journaux, et ce, même si cette industrie traverse une période de transformation.

«Les plus grands coûts (des journaux) sont reliés au papier, a rappelé M. Olivier. C'est nous qui avons la plateforme d'impression la moins coûteuse et la plus efficace. Nous pensons que d'autres éditeurs vont abandonner l'impression pour l'envoyer chez nous.»

Quant à la transaction annoncée en décembre dernier avec Québecor (T.QBR.B) pour l'acquisition des 74 journaux hebdomadaires de sa filiale Sun Media pour 75 millions $, M. Olivier se dit confiant de voir le Bureau de la concurrence lui donner le feu vert.

«C'est une transaction importante, a-t-il rappelé. La dernière fois que nous avons fait une transaction dans le domaine de l'imprimerie, le processus a pris sept mois.»

L'entreprise, qui compte plus de 9000 employés au Canada et aux États-Unis, a annoncé une augmentation de 10 % du dividende par action participante, le portant à 64 cents par année.

L'action de Transcontinental a cédé mardi 53 cents, soit 3,5%, pour clôturer à 14,52 $ à la Bourse de Toronto.




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