Atrium vise un retour en Bourse d'ici cinq ans

Pierre Fitzgibbon, président et chef de la direction... (Photo: Robert Mailloux, La Presse)

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Pierre Fitzgibbon, président et chef de la direction d'Atrium Innovations.

Photo: Robert Mailloux, La Presse

Richard Dufour

Le spécialiste québécois des produits de santé naturels Atrium quittera la Bourse de Toronto le mois prochain, mais on peut déjà anticiper son retour en Bourse en 2020 ou peut-être même avant.

La privatisation d'Atrium par le fonds européen de capital-risque Permira a été approuvée hier lors de l'assemblée extraordinaire des actionnaires. Les actions devraient être retirées de la cote de la Bourse à la mi-février.

Permira vise un rendement annualisé de 25% sur un horizon de quatre ou cinq ans, a expliqué le PDG d'Atrium Pierre Fitzgibbon en marge de l'assemblée.

L'actif sous gestion s'élève à environ 30 milliards de dollars chez Permira qui injecte un peu plus de 300 millions dans Atrium.

Si le plan fonctionne comme prévu, Pierre Fitzgibbon dit qu'une inscription en Bourse (à New York et/ou à Toronto) dans un horizon de cinq à sept ans est dans les cartes. Et Fitzgibbon pourrait même être encore présent chez Atrium pour participer une deuxième fois à une entrée en Bourse de l'entreprise dans quelques années.

Ex-banquier d'affaires, Pierre Fitzgibbon est président d'Atrium depuis 2007, mais il avait agi comme cosyndicataire lors de l'inscription en Bourse d'Atrium en 2005 alors qu'il travaillait à la Banque Nationale.

La Caisse et le Fonds FTQ actionnaires

La stratégie ultime ne changera pas chez Atrium s'il faut en croire son PDG, mais l'arrivée de Permira permettra de l'exécuter à l'abri des aléas des marchés financiers.

Le PDG soutient que l'achat par Permira était nécessaire pour aider Atrium à doubler son chiffre d'affaires annuel afin de l'amener à 1 milliard.

La clé pour réaliser cet objectif passe par l'international, d'où l'importance de l'aide de Permira qui est déterminé à appuyer les investissements dans les canaux de distribution, selon les patrons d'Atrium.

Avec Permira, par exemple, les investissements en millions dans des projets se feront plus rapidement que si Atrium était demeurée en Bourse.

Si le cadre de travail apporté par Permira s'avère un succès, la Caisse de dépôt et le Fonds FTQ seront bien positionnés pour profiter de la situation parce qu'ils demeurent actionnaires avec une participation de 25% (12,5% chacun).

«Le Fonds FTQ est un actionnaire d'origine. Il était logique que le Fonds demeure dans l'actionnariat», dit Pierre Fitzgibbon.

Appelé à se prononcer sur l'opportunité que les petits actionnaires pourraient potentiellement rater en étant rachetés dans l'opération de privatisation, le PDG a reconnu le point de vue, mais a défendu la transaction.

Il faut d'abord se demander si 24$ par action est un prix juste qui offre un bon rendement pour les petits actionnaires (l'action valait 11$ il y a un an).

Deuxièmement, dit-il, il faut se demander s'il est préférable pour les emplois et la valeur économique pour le Québec de privatiser l'entreprise ou de la garder en Bourse et penser que le titre pourrait ainsi valoir 30$ dans cinq ans?

Pierre Fitzgibbon souligne aussi qu'il ne faut pas négliger le fait qu'Atrium évolue dans une industrie «excessivement réglementée» et qu'il y a des «gorilles dans la salle».

«Les concurrents aujourd'hui sont notamment des entreprises comme Pfizer et Procter&Gamble», dit-il.




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