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Martin Shkreli évincé de la tête d'une autre de ses sociétés

Martin Shkreli a été surnommé l'homme le plus... (PHOTO AFP)

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Martin Shkreli a été surnommé l'homme le plus détesté des États-Unis après avoir fait passer le prix d'un médicament utilisé contre le paludisme et des coinfections du sida, de 13,50 à 750 $ du jour au lendemain.

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Agence France-Presse

Martin Shkreli, l'investisseur américain arrêté pour fraude la semaine dernière, a été évincé de la tête d'une autre des sociétés pharmaceutiques qu'il dirigeait.

Après avoir perdu la direction de Turing vendredi, Martin Shkreli a été remplacé à la tête de Kalobios, selon un communiqué de cette entreprise lundi.

«Il a été mis fin aux fonctions de Martin Shkreli comme PDG de la compagnie et il a démissionné de son conseil d'administration» à la date du 17 décembre, indique le communiqué, sans autre commentaire.

Son passage à la tête de Kalobios aura été particulièrement bref, puisqu'il avait pris la tête du groupe le 19 novembre.

Martin Shkreli, 32 ans, a été inculpé jeudi pour fraude dans une affaire liée à d'autres sociétés. Entrepreneur et financier, il est notamment accusé d'avoir trompé les investisseurs des deux fonds spéculatifs (hedge funds) dont il était le gérant, MSMB Capital Management et MSMB Healthcare Management.

Il est également soupçonné d'avoir contraint le laboratoire pharmaceutique qu'il avait créé, Retrophin, à transférer des titres de la société à ces fonds sans contrepartie financière.

Au total, Retrophin et ses actionnaires auraient perdu plus de 11 millions de dollars dans l'affaire.

En septembre, Turing Pharmaceuticals avait fait passer le prix d'un comprimé de Daraprim, un médicament utilisé contre le paludisme et des coinfections du sida, de 13,50 à 750 dollars du jour au lendemain.

M. Shkreli avait alors été surnommé l'homme le plus détesté des États-Unis et de nombreuses voix s'étaient élevées pour dénoncer cette hausse, notamment au sein du monde politique.

Turing avait ensuite annoncé qu'il ne baisserait pas le prix unitaire du médicament, mais négocierait des accords avec les groupes de santé sur un prix de gros.

Remis en liberté jeudi quelques heures après son interpellation, moyennant une caution de cinq millions de dollars, Martin Shkreli avait repris vendredi la diffusion en continu et en direct sur YouTube d'images de ce qui semble être son bureau. Cette diffusion était interrompue lundi.

La cotation de Kalobios, suspendue depuis jeudi n'a pas repris lundi. Son cours s'était effondré de plus de 50% jeudi dans les échanges hors marché avant que le titre ne soit suspendu préalablement à l'ouverture de la Bourse de New York jeudi.

Dans un entretien publié lundi par le Wall Street Journal, Martin Shkreli s'est dit victime d'une injustice et a estimé que le réel motif de son inculpation était l'augmentation du prix des médicaments. «Ils étaient prêts à trouver n'importe quoi pour (m)'arrêter», a-t-il déclaré.

Il a concédé que son attitude sur les réseaux sociaux était «un peu pour amuser la galerie».

«Que faites-vous quand vous captez l'attention de millions de gens? J'ai trouvé que cela serait drôle d'essayer quelque chose», a-t-il confié. Selon lui, il a été arrêté «en raison d'une expérience de psychologie sociale et pour s'être moqué des gens sur internet (...)». «Cela me semble une véritable injustice», a-t-il conclu.




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