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Demande de recours collectif contre Valeant au Québec

L'action de Valeant, qui s'échangeait à 239,62$ au... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'action de Valeant, qui s'échangeait à 239,62$ au début du mois, valait 145,46$ hier à la Bourse de Toronto.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Hélène Baril

Une requête en autorisation de recours collectif contre Valeant (T.VRX) et ses dirigeants a été soumise aux tribunaux québécois par un actionnaire qui veut obtenir une compensation à la suite de la chute brutale du prix des actions de l'entreprise, causée, allègue-t-il, par des agissements fautifs et illégaux.

Un résidant de Longueuil, Maxime Rousseau-Godbout, affirme que les agissements de l'entreprise dont le siège social est au Québec ont conduit des firmes spécialisées à l'examiner de plus près.

Ces firmes ont notamment soulevé des questions sur les liens méconnus entre Valeant et une pharmacie spécialisée, Philidor. Une publication de Citron Research, en particulier, a fait dégringoler le titre de Valeant mercredi dernier et a réduit la valeur de l'investissement des actionnaires.

La requête avance que les dirigeants de Valeant ont diffusé des informations inexactes, incomplètes, fausses ou trompeuses, et que cela avait influé sur le cours de l'action.

«En raison des fautes, actes ou omissions des intimés, le requérant et tous les membres du groupe ont subi des pertes monétaires et des dommages», affirme la requête pilotée par le cabinet d'avocats Siskinds, Desmeules, qui veut obtenir une compensation de ces pertes.

L'action de Valeant, qui s'échangeait à 239,62$ au début du mois, valait 145,46$ hier à la Bourse de Toronto.

De nouvelles enquêtes

Déjà sur la sellette pour ses relations avec les pharmacies spécialisées et les hausses de prix imposées à ses médicaments pour le coeur, Valeant Pharmaceuticals est aussi visée par des enquêtes aux États-Unis concernant ses activités dans le secteur de la santé oculaire.

Valeant a dévoilé lundi qu'elle faisait l'objet d'enquêtes distinctes de la part de la Federal Trade Commission (FTC) et du département américain de la Justice.

La FTC a demandé de l'information et de la documentation pour une «enquête non publique» entourant l'acquisition de Paragon Vision Sciences par Valeant, en mai, a révélé la société pharmaceutique établie à Laval dans un document réglementaire sur ses résultats financiers du troisième trimestre.

Valeant a aussi précisé que le département de la Justice lui avait transmis une citation à comparaître dans le cadre d'une enquête criminelle au sujet de paiements effectués par Bausch&Lomb à des professionnels de la santé en lien avec ses produits chirurgicaux Crystalens IOL et sa plateforme au laser Victus. Valeant a indiqué qu'elle collaborait à l'enquête en ce qui a trait à de possibles infractions aux lois sur les soins de santé.

La division civile du département de la Justice et le bureau du procureur général des États-Unis pour le district de l'est de la Pennsylvanie s'intéressent en outre à de possibles fausses déclarations qu'aurait faites Biovail, l'ancienne identité de Valeant, au sujet des prix pour le programme Medicaid, a ajouté la société pharmaceutique dans les documents fournis à la Securities and Exchange Commission (SEC).

Valeant n'a pu être immédiatement jointe pour commenter la situation. Mais le président de l'association des fabricants de verres de contact aux États-Unis, Jan Svochak, a indiqué qu'il avait été interrogé par des enquêteurs de la FTC dans le cadre de leur enquête.

Au cours d'un entretien avec La Presse Canadienne, M. Svochak a indiqué que Valeant avait fait grimper les coûts de fabrication, menaçant la survie des plus petits fabricants de verres de contact rigides perméables aux gaz.

«Les prix de mes matériaux bruts ont doublé», a expliqué M. Svochak, qui est aussi président de Tru-Form Optics, fabricant de verres de contact du Texas. «Ce n'est pas bon pour moi, pour mes employés, mes clients, mes profits, et cela met des entreprises comme la nôtre en péril.»

Valeant contrôle de 85 à 90% de la chaîne d'approvisionnement pour les verres perméables aux gaz aux États-Unis, a estimé M. Svochak, précisant que cette catégorie de verres de contact représente environ 10% de tout le marché des verres de contact. Les verres perméables aux gaz sont la «dernière chance» pour plusieurs patients qui ne peuvent pas porter de lentilles souples.

- Avec La Presse Canadienne




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