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Procès AIG: pas de décision avant plusieurs mois

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Une première phase du procès AIG s'est achevée lundi, à l'issue de près de deux mois de débats qui ont notamment vu défiler à la barre l'ex-président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, et deux anciens secrétaires au Trésor.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le juge de Washington chargé de dire si le sauvetage de l'assureur américain AIG par l'État fédéral en 2008 relève de l'«extorsion» ne rendra pas sa décision avant plusieurs mois, selon un document légal publié mardi.

Menés par l'ancien président du groupe Maurice Greenberg, plusieurs plaignants ont intenté un procès contre les autorités américaines, accusées d'avoir «illégalement» nationalisé AIG en échange du prêt massif de 182 milliards de dollars qui a permis à l'assureur d'éviter une faillite. Ils réclament 40 milliards de dollars de réparation.

Une première phase du procès s'est achevée lundi à l'issue de près de deux mois de débats qui ont notamment vu défiler à la barre l'ex-président de la Réserve fédérale Ben Bernanke et deux anciens secrétaires au Trésor.

Les plaidoiries finales doivent désormais avoir lieu «en mars ou avril», a indiqué mardi le juge Thomas Wheeler dans un document de justice obtenu par l'AFP.

Après cette étape, ce magistrat aura toute latitude pour fixer la date de son jugement et trancher cette affaire qui renvoie aux heures sombres de la crise de 2008-2009, qui avait provoqué une récession mondiale.

En pleine panique financière, les autorités américaines s'étaient portées au secours d'AIG en septembre 2008 dans la foulée de la faillite de la banque Lehman Brothers.

À la barre, Ben Bernanke avait défendu l'approche mêlant renflouement et nationalisation afin de ne pas rendre «attractif» le sauvetage sur fonds publics et pousser les entreprises en détresse à se tourner vers le secteur privé.

L'avocat des plaignants, David Boies, a, lui, accusé l'État «d'extorsion» et d'avoir «diabolisé» AIG en lui infligeant un traitement contraire à la Constitution, plombant la valeur du titre au détriment de ses actionnaires.

Également appelé à la barre, Henry Paulson l'ancien secrétaire au Trésor qui a donné son feu vert au plan de sauvetage, lui a donné en partie raison en affirmant qu'AIG avait été traité «plus durement» que les autres groupes sauvés de la faillite en 2008-2009.

Le groupe, qui a aujourd'hui fini de rembourser l'État et a renoué avec les bénéfices, n'est pas associé à la plainte.




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