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Changes: de «graves» malversations chez Barclays et Deutsche Bank

Barclays (notre photo) et Deutsche Bank sont visés... (PHOTO ANDREW WINNING, REUTERS)

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Barclays (notre photo) et Deutsche Bank sont visés par une enquête dans l'affaire des manipulations supposées des marchés de changes.

PHOTO ANDREW WINNING, REUTERS

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Agence France-Presse
NEW YORK

Des enquêtes des autorités américaines ont mis au jour de «graves» malversations chez Barclays et Deutsche Bank dans l'affaire des manipulations supposées des marchés de changes, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources proches du dossier.

Les enquêteurs ont également étendu leurs investigations à une douzaine de grandes banques dont la française Société Générale, ont-elles ajouté sous couvert d'anonymat.

Le département de la Justice (DOJ) et le régulateur des services financiers de New York (DSF), Benjamin Lawsky, qui mènent les investigations, ont découvert des malversations «graves et importantes» chez Barclays et Deutsche Bank, selon ces sources.

Ces découvertes ont convaincu les deux régulateurs de ne pas se joindre à l'accord collectif de 3,26 milliards de dollars annoncé mercredi entre l'autorité de conduite financière du Royaume-Uni (FCA), le régulateur américain des marchés dérivés (CFTC) et l'un des régulateurs bancaires américains OCC avec les établissements Citigroup, JPMorgan Chase, UBS, RBS, HSBC et Bank of America.

M. Lawsky, connu pour ses positions dures envers les grandes banques, estime que l'accord annoncé mercredi est «faible et trop clément» au vu des faits reprochés, indique l'une des sources.

Il a installé il y a plusieurs semaines un superviseur au sein de Barclays et de Deutsche Bank pour contrôler leurs opérations de courtage de changes, ajoute cette source.

Sollicités par l'AFP, les services de M. Lawsky se sont refusés à tout commentaire.

«L'enquête du ministère sur une potentielle manipulation criminelle ou un comportement illicite sur les marchés de change se poursuit», a répondu à l'AFP un porte-parole du DoJ, Peter Carr, sans autre commentaire.

D'après les sources, le DoJ est déterminé à poursuivre en justice au moins une banque dans cette affaire où il a converti des banquiers en informateurs. Des inculpations de courtiers et de banquiers sont également envisagées, selon elles.

Le DoJ et le DSF, qui étudient selon ces sources la possibilité de joindre leurs actions, n'ont toujours pas entamé de négociations avec les banques concernées pour régler le dossier à l'amiable.

Leurs enquêtes ont été ouvertes il y a un an, avec des demandes d'informations en février adressées à une douzaine de grandes banques, dont la Société Générale.

Les investigations concernant la banque française sont encore à un stade préliminaire. L'ampleur d'éventuelles malversations n'a pas encore été déterminée.

Jointe par l'AFP, Barclays n'a pas donné suite. Deutsche Bank n'a pas souhaité faire de commentaire, tandis que Société Générale n'était pas joignable dans l'immédiat.

Les régulateurs reprochent aux cambistes de grandes banques d'avoir utilisé des forums de discussion sur internet et des messageries instantanées pour se concerter de façon indue afin d'infléchir un taux de référence du marché des changes.




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