Saint-Laurent poursuivi pour 2 millions

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L'entrepreneur en construction EBC, de Québec, n'a pas digéré la perte du contrat du centre sportif de Saint-Laurent, au coût de 50 millions. Il poursuit maintenant l'arrondissement pour la somme de 2 105 397$.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Un contrat de construction de 50 millions de dollars soulève la controverse dans l'arrondissement de Saint-Laurent.

L'entrepreneur en construction EBC, de Québec, n'a pas digéré la perte du contrat du centre sportif de Saint-Laurent, au coût de 50 millions. Il poursuit maintenant l'arrondissement pour la somme de 2 105 397$.

Cette somme représente le profit perdu que EBC aurait fait en exécutant la construction du centre sportif qui inclut un terrain de soccer intérieur, deux bassins aquatiques, un gymnase, une palestre, une salle multifonctionnelle et une salle d'entraînement.

Conformité d'une soumission contestée

EBC soutient que Saint-Laurent n'a pas pris toutes les mesures raisonnables pour s'assurer de la conformité de la soumission retenue. L'entreprise était le deuxième soumissionnaire, derrière Unigertec qui a finalement obtenu le contrat le 20 juin 2013.

Aux yeux d'EBC, la soumission aurait dû être jugée non conforme parce qu'Unigertec ne respecte pas les critères de compétence et d'aptitude exigés aux documents d'appel d'offres. Ceux-ci exigeaient, prétend EBC, que le soumissionnaire démontre la réalisation, au cours des cinq dernières années, de travaux de nature et d'envergure analogue au centre sportif.

«D'ailleurs, à la seule lecture des documents fournis par Unigertec pour faire preuve de sa compétence, la Ville de Montréal se devait de rejeter cette soumission qui ne respectait pas le degré d'expérience exigé de l'entrepreneur et le contrat de construction aurait donc dû être attribué à EBC, qui devenait ainsi la plus basse soumissionnaire conforme», lit-on dans la requête de la plaignante, déposée le 10 juillet au palais de justice de Montréal.

«EBC était en droit de s'attendre à ce que la Ville de Montréal respecte ses propres exigences et conditions énoncées à ses documents d'appel d'offres et partant, elle a été injustement et illégalement privée du contrat de construction», est-il écrit au paragraphe suivant.

«Conflit juridique»

Dans une correspondance avec EBC datant de l'été 2013, l'arrondissement de Saint-Laurent rétorque que la soumission était conforme puisqu'Unigertec détient une licence d'entrepreneur général émise par la Régie du bâtiment, seule exigence pour être admissible.

«Il s'agit d'un conflit purement juridique. Nos procureurs interprètent les documents d'appel d'offres d'une façon, l'arrondissement d'une autre façon. Un juge va trancher», explique au téléphone Martin Houle, vice-président, finances et administration, chez EBC. Sa société n'entend pas porter plainte à la commission Charbonneau concernant ce dossier, a-t-il précisé lorsque questionné sur cette éventualité.

L'arrondissement n'avait pas pris connaissance de la requête d'EBC quand nous avons joint le porte-parole. Ce dernier n'était pas en mesure de commenter.

Unigertec a aussi préféré ne pas faire de commentaires.




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