Le tarif des garderies passe à 7,30 $

Chaque année, le tarif des garderies augmentera en... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Chaque année, le tarif des garderies augmentera en fonction de la croissance du coût du programme. Si la facture explose, le tarif explosera lui aussi. Si des économies sont réalisées, la hausse tarifaire sera moindre.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

(QUÉBEC) Le tarif des centres de la petite enfance (CPE) et des autres garderies subventionnées augmentera de 7$ à 7,30$ par jour le 1er octobre.

Le gouvernement Couillard avait déjà décidé d'annuler la hausse de 2$ en deux ans prévue par le Parti québécois. Il avait promis d'indexer le tarif au coût de la vie, ce qui représente une hausse d'environ 2% par an.

Or, «l'indexation» prévue au budget Leitao est deux fois plus élevée. Car elle est liée au taux de croissance du coût des services de garde. La hausse s'élève donc à 4,3% pour cette année. Le tarif, gelé à 7$ depuis 10 ans, sera donc de 7,30$ le 1er octobre.

Chaque année, le tarif augmentera également en fonction de la croissance du coût du programme. Si la facture explose, le tarif explosera lui aussi, a confirmé hier le ministre des Finances, Carlos Leitao. Mais si des économies sont réalisées, la hausse tarifaire sera moindre.

Pour le moment, Québec prévoit que le tarif sera porté à 7,55$ le 1er septembre 2015.

Sa décision rapportera à l'État 8 millions cette année et 24 millions l'an prochain. Le gouvernement Couillard la justifie en rappelant que la part des parents dans le financement des services de garde a diminué de 17% à 13,5% depuis 2004.

Garde en milieu scolaire

Le tarif des services de garde en milieu scolaire passera lui aussi à 7,30$ le 1er octobre. Mais la hausse sera un peu moindre par la suite puisque le gouvernement veut «maintenir une part minimale de la contribution des parents» dans le financement de ces services. Ainsi, le tarif se chiffrera à 7,45$ le 1er septembre 2015, prévoit-on.

Le gouvernement Couillard pourrait toutefois changer son plan d'action pour l'ensemble des services de garde en fonction des recommandations des commissions sur la fiscalité et de la révision des programmes. Comme l'a déjà indiqué Philippe Couillard, ces commissions étudieront la possibilité de moduler le tarif selon le revenu familial des parents.

Québec freine la création de places

Québec freine la création de places en garderies subventionnées. Les 30 000 nouvelles places promises verront le jour d'ici 2020-2021 seulement, quatre ans plus tard que prévu.

À la suite d'un appel de projets du gouvernement Charest puis d'un autre du gouvernement Marois, Québec devait créer un total de 30 000 places d'ici 2016-2017 afin que le réseau des services de garde subventionnés en compte 250 000. Tous les projets de centres de la petite enfance (CPE) et de garderies privées subventionnées ont déjà été sélectionnés et annoncés.

Après des tergiversations, le gouvernement Couillard a décidé de maintenir la promesse de concrétiser 6300 places cette année. Mais il ralentit la cadence pour les années à venir afin de «respecter la capacité financière du gouvernement» et «la capacité réelle du réseau à concrétiser» de nouvelles places, indique le budget Leitao. Le rythme moyen de création de places a été de 3170 par an dans le passé.

Québec créera ainsi environ 4000 places par an à compter de 2015-2016, soit deux fois moins que prévu. Les 30 000 places promises seront toutes développées en 2020-2021, au lieu de 2016-2017. Elles coûteront 575 millions par an à terme.

Des compressions importantes

> Le gouvernement Couillard gèle le barème de financement de tous les services de garde, donc les subventions versées pour chaque place.

> Québec récupérera une partie des surplus cumulés des CPE, qui s'élèvent à environ 190 millions, et imposera des coupes «équivalentes» aux garderies privées subventionnées - aucune somme n'a été précisée.

> Le gouvernement reporte l'engagement de réduire l'écart de financement entre les garderies privées subventionnées et les CPE

3 %
Hausse du budget du ministère de la Famille, qui passe à 2,6 milliards. Cette hausse de 75 millions servira à créer des places et à couvrir la hausse des coûts afférents au régime d'assurance collective et de congés de maternité, ainsi qu'au régime de retraite des employés des services de garde.




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