• Accueil > 
  • Affaires 
  • > Marceau dénonce le «fédéralisme prédateur» d'Ottawa 

Marceau dénonce le «fédéralisme prédateur» d'Ottawa

Le ministre des Finances et de l'Économie du... (Photo André Pichette, archives La Presse)

Agrandir

Le ministre des Finances et de l'Économie du Québec, Nicolas Marceau.

Photo André Pichette, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Le budget Flaherty marque le retour du fédéralisme prédateur et du déséquilibre fiscal, a dénoncé mardi le ministre des Finances, Nicolas Marceau, qui s'est montré inquiet pour la suite des choses.

Québec n'apprécie guère les façons de faire à Ottawa, à travers l'absence de consultations dans divers dossiers, les nombreux dédoublements et les intrusions dans ses champs de compétence, nommément dans le secteur de la recherche et de l'enseignement supérieur, l'aide aux aidants naturels et la formation de la main-d'oeuvre.

Ottawa a aussi confirmé dans son budget qu'il sera bientôt possible d'engranger des surplus budgétaires dans les coffres du fédéral, tandis que le Québec croule sous les déficits, a déploré le ministre Marceau, qui y voit la preuve d'un retour du déséquilibre fiscal entre les deux capitales.

À ses yeux, cette situation est notamment attribuable aux changements effectués par le gouvernement fédéral dans les paiements de transfert aux provinces, comme le plafond imposé à la péréquation et à la réduction du taux de croissance du transfert en santé.

Ottawa a tendance à se désengager financièrement de divers programmes, sur le dos des provinces, a-t-il déploré en point de presse.

Or, pendant ce temps, «avec le vieillissement de la population», les pressions sur les finances publiques du Québec ne cessent de croître, a commenté le ministre Marceau, en point de presse.

«On peut donc parler de fédéralisme prédateur», conclut M. Marceau, convaincu qu'on assiste à «un retour du déséquilibre fiscal».

Du côté de l'opposition officielle, le porte-parole libéral, Pierre Paradis, préfère parler plutôt d'un «déséquilibre des compétences» entre les ministres des Finances, celui du Québec étant incapable selon lui d'atteindre l'équilibre budgétaire.

M. Paradis récuse les accusations de «fédéralisme prédateur» proférées par M. Marceau à l'endroit du gouvernement Harper. Pour preuve, il indique que les transferts globaux d'Ottawa vers Québec étaient passés de 12 milliards $, en 2005-2006, à près de 20 milliards $, en 2015-2016. Est-ce «du fédéralisme de prédation? Je ne pense pas», a-t-il dit en point de presse.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer