Le lancement de SpaceX vers l'ISS reporté

Le cosmonautre russe Mikhail Kornienko aux côtés de... (PHOTO PATRICK KOVARIK, AFP)

Agrandir

Le cosmonautre russe Mikhail Kornienko aux côtés de l'astronaute américain Scott Kelly

PHOTO PATRICK KOVARIK, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

Deux vétérans de l'espace, l'astronaute américain Scott Kelly et le cosmonaute russe Mikhail Kornienko, qui rejoindront en mars la Station spatiale internationale pour un an, ont présenté jeudi à Paris leur mission scientifique, qui vise à étudier les effets d'un séjour prolongé dans l'espace.

Le programme de recherche américano-russe que les deux hommes vont conduire atteste que dans l'espace, la coopération entre Washington et Moscou se poursuit en dépit des tensions diplomatiques provoquées par le conflit ukrainien dans lequel la Russie est engagée.

La mission de Kelly et de Kornienko constituera le plus long séjour d'un être humain dans l'ISS, depuis que la station a reçu son premier astronaute en 2000.

Le record de temps passé d'affilée dans l'espace est détenu par le Russe Valeri Poliakov qui a vécu plus de 14 mois à bord de la station spatiale Mir en 1995.

«J'aime les défis», a déclaré Scott Kelly, 50 ans, lors d'une conférence de presse à l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) à Paris, avec le cosmonaute Mikhail Kornienko, 54 ans.

Si tout se passe comme prévu, à l'issue de cette mission, Kelly sera l'Américain qui aura réalisé le vol le plus long dans l'espace.

Cette mission est «très enthousiasmante», a déclaré l'astronaute, qui a déjà passé six mois d'affilée dans l'espace. «Rester deux fois plus longtemps, cela m'a paru finalement intéressant», a indiqué l'Américain, au crâne lisse et aux fines lunettes.

Les vols de longue durée «sont un défi» sur le plan médical, car ils peuvent entraîner une atrophie musculaire, une perte de la masse osseuse, des troubles de la vision. Cela peut avoir un impact sur le système immunitaire et les radiations peuvent avoir des conséquences sur le corps, a-t-il reconnu.

«S'il faut un jour voyager trois ans pour aller sur Mars, il faut comprendre comment cela se passe pour le corps», a-t-il noté. Les Américains envisagent un premier voyage vers cette planète à l'horizon 2030, grâce à leur nouvelle capsule Orion encore en phase d'essais.

Scott Kelly espère que cela se fera «de son vivant». Nous avons la technique. C'est une question de volonté politique et d'investissement financier», a-t-il dit, en évoquant l'horizon 2030/2040.

Mikhail Kornienko, cheveux grisonnants et moustache - il est déjà grand-père - , pense que cela arrivera peut-être même avant. «Je suis optimiste», a-t-il dit. «Pour cela, nous devons mutualiser nos efforts. Cela ne doit pas être seulement un pays», a-t-il considéré. «Nous n'y arriverons qu'ensemble».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer