Des artéfacts de l'Égypte antique échappent à une vente aux enchères

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La collection du Trésor de Harageh comprend 37 objets tels que des flasques, des vases et des bijoux sertis de lapis lazuli, un minerai rare.

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Alan Scher Zagier
Associated Press
ST. LOUIS

Le célèbre Metropolitan Museum of Art de New York a mis la main sur une collection d'artéfacts égyptiens vieux de 4000 ans, découverts il y a un siècle par un explorateur britannique, évitant ainsi un plan consistant à vendre les pièces aux enchères qui avait suscité des critiques de la part d'historiens.

La collection du Trésor de Harageh comprend 37 objets tels que des flasques, des vases et des bijoux sertis de lapis lazuli, un minerai rare. Découvertes par l'archéologue britannique bien connu Sir William Matthew Flinders Petrie, ces reliques remontent à environ 1900 avant notre ère, et ont été excavées d'une tombe près de la ville de Fayum. Une portion des objets antiques récupérés avait été donnée en 1914 à des donateurs de St. Louis qui ont aidé à financer le projet d'excavation.

Les enchères prévues ont été condamnées par des historiens américains et britanniques qui craignaient la perte d'un important trésor culturel au profit du marché privé. La maison britannique de vente aux enchères Bonhams a retiré le lot de son inventaire jeudi, jour même de la vente prévue, et a annoncé le nouvel accord vendredi. Bonhams n'a pas dévoilé le prix de vente, mais avait évalué l'ensemble à 200 000 $ US.

Cette collection appartenait à la St. Louis Society of the Archaeological Institute of America et avait tout d'abord été exposée au Musée d'art de St. Louis, puis à l'Université Washington, toujours à St. Louis, avant d'être placée en entreposage privé il y a deux ans.

Selon Alice Stevenson, curatrice du Petrie Museum of Egyptian Archaeology de Londres, une vente à un acheteur privé aurait violé une entente entre l'explorateur ayant donné son nom au musée et le groupe de St. Louis en vertu de laquelle les antiquités devaient être distribuées à des musées publics, pour être accessibles autant aux chercheurs qu'au public.

«Les musées et les archéologues sont les gardiens du passé, a-t-elle dit. Ils ne devraient pas vendre des objets archéologiques de leurs collections à des fins de profit.»

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