Plus d'humains, moins d'invertébrés

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Les chercheurs estiment que 322 espèces de vertébrés ont disparu dans les cinq derniers siècles. Les espèces restantes comptent en outre 25% d'individus en moins.

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Agence France-Presse
Washington

Face au quasi-doublement du nombre d'êtres humains sur la Terre depuis 40 ans, le nombre d'insectes, de vers et de crustacés a baissé de 45%, estiment des chercheurs dans une étude parue jeudi dans la revue Science.

Les invertébrés --tous les animaux qui ne possèdent pas de colonne vertébrale-- sont des êtres indispensables à la Terre: ils pollinisent les cultures, réduisent les insectes nuisibles, filtrent l'eau et nourrissent le sol de nutriments.

Les chercheurs estiment que 322 espèces de vertébrés ont disparu dans les cinq derniers siècles. Les espèces restantes comptent en outre 25% d'individus en moins.

«Nous avons été très surpris de découvrir que les pertes chez les invertébrés étaient similaires à celles d'animaux plus grands, car nous pensions jusqu'à présent que les invertébrés étaient plus résistants», a expliqué Ben Collen, de l'University College London, coauteur de l'étude.

Deux facteurs contribuent à la disparition des invertébrés, selon les chercheurs: la perte d'habitat et le changement climatique.

Une autre étude publiée dans le même numéro de Science décrit un rapport de cause à effet entre la disparition d'espèces animales et l'augmentation des conflits, du crime organisé et de l'exploitation des enfants à l'échelle mondiale.

La destruction d'emplois et la pénurie alimentaire pourraient provoquer directement une hausse du trafic d'êtres humains, selon cette étude menée par des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley.

«Cet article décrit le déclin de la faune comme une source, et non un symptôme, de conflits sociaux», explique l'auteur principal, le professeur Justin Brashares.

«Des milliards de gens dépendent directement et indirectement des ressources sauvages de viande pour leurs revenus et leur subsistance, et cette ressource diminue», dit-il.

À titre d'exemples, le chercheur relève que les activités de piraterie au large de la Somalie ont pour origine un conflit sur les droits de pêche.

«Pour les pêcheurs somaliens, et des centaines de millions d'autres, le poisson et la faune étaient leur seul gagne-pains. Des mesures draconiennes ont été prises dès que ces sources ont été menacées par les traités internationaux de pêche», dit Justin Brashares.




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