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Service d'injection supervisée: des parents d'élèves prêts à recourir aux tribunaux

Les parents en ont contre le fait que... (PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les parents en ont contre le fait que le centre d'injection supervisée soit situé à 200 mètres de l'école primaire, sur le corridor scolaire et qu'il soit ouvert de jour, donc que les enfants risquent de rencontrer des personnes intoxiquées ou en manque de drogue, qui peuvent donc être agressives.

PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Appuyés par la Coalition avenir Québec, des parents s'opposent à l'ouverture du Service d'injection supervisée Spectre de rue parce qu'il est à 200 mètres d'une école primaire. Et l'avocat Julius Grey, au nom de ces parents, se dit prêt à requérir une injonction, s'ils doivent en venir là.

Spectre de rue est l'un des Services d'injection supervisée qui a obtenu l'aval du gouvernement fédéral et des autorités de la santé publique. Il est situé dans le centre-est de Montréal, dans le village gai.

Christelle Perrine, présidente du conseil d'établissement de l'école Marguerite-Bourgeoys - l'école primaire située tout près - assure que les parents ne s'opposent pas à l'implantation d'un tel centre pour venir en aide aux toxicomanes usagers de drogues par injection.

Les parents en ont contre le fait que le centre soit situé à 200 mètres de l'école primaire, sur le corridor scolaire et qu'il soit ouvert de jour, donc que les enfants risquent de rencontrer des personnes intoxiquées ou en manque de drogue, qui peuvent donc être agressives.

Le groupe a rencontré la presse devant l'école primaire et, effectivement, la signalisation routière indique bien qu'il s'agit d'un «corridor scolaire». D'ailleurs, sur la clôture de la cour d'école, une affiche explique quoi faire si l'on trouve une seringue.

Mme Perrine affirme avoir tenté de parlementer avec les promoteurs du centre pour les convaincre de changer leurs heures d'ouverture ou de s'installer plus loin, en vain.

L'avocat Julius Grey, qui défend la cause des parents, dit espérer encore un accommodement raisonnable. Mais si aucun accommodement n'est trouvé avec Spectre de rue, il envisage de recourir aux tribunaux, par le biais d'une injonction ou d'un jugement déclaratoire.

«La première chose, c'est la consultation. Bien sûr, si rien ne fonctionne, il y a toujours la possibilité d'une action qui sera prise. Ce n'est pas notre premier choix: une action qui invoquera l'expectative légitime, le droit à une audition et, surtout, la nature complètement déraisonnable», a expliqué Me Grey.

«On est à cinq jours de l'ouverture du site d'injection supervisée Spectre de rue. Ce pourrait être une bonne chose. Ma formation politique est en faveur de l'implantation d'un site d'injection supervisée, mais pas n'importe où, pas n'importe comment. Et ça doit se faire dans un vrai processus de consultation et de concertation avec les parents, surtout quand on est dans un quartier qui est un milieu de vie où il y a de nombreuses familles», a plaidé pour sa part le député de la CAQ responsable de ce dossier, Jean-François Roberge.

Réplique des autorités

Joint au téléphone, Spectre de rue nous a référés au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, où l'on a dit prendre en considération les préoccupations des parents et la sécurité des enfants.

«À la demande des parents, des aménagements ont d'ailleurs déjà été faits: une proposition de modification des heures d'ouverture du SIS (Service d'injection supervisée) le matin et une sécurité accrue aux abords du site» par le Service de police de la ville de Montréal, a-t-on indiqué.

Spectre de rue a fait valoir qu'il était déjà établi sur la rue Ontario depuis plus de 20 ans - puisqu'il offre aussi d'autres services.

«Ses heures d'ouverture étant de 8 h 30 à 19 h du lundi au vendredi, la cohabitation s'est toujours faite de manière harmonieuse entre l'organisme et les résidants du quartier. L'ouverture des SIS n'amènera pas un changement de la clientèle. Elle demeure majoritairement composée de résidants du quartier», a fait savoir Justin Meloche, du service des affaires publiques.

Les promoteurs du projet affirment que «les expériences d'ailleurs démontrent que les SIS n'ont pas eu pour effet d'augmenter les délits dans les quartiers où ils sont implantés, ni de provoquer de déplacement de la criminalité».




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