Quatre nouveaux sites d'injection supervisée approuvés

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Les sites d'injection supervisée offrent un espace sécuritaire aux toxicomanes et leur fournissent le matériel requis - seringues stériles, tampons de gaze et autres - pour procéder à des injections sans risque.

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La Presse Canadienne

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, a annoncé vendredi que son ministère donne son sceau d'approbation à l'exploitation de quatre nouveaux sites d'injection supervisée au pays, dont un de plus à Montréal.

Ce dernier, qui sera mobile, permettra de fournir un soutien aux consommateurs de drogues en dehors des heures d'ouverture des trois autres sites montréalais qui auront un emplacement fixe.

Le véhicule du site mobile se déplacera ainsi « à plusieurs endroits dans la ville », et ce, « même la nuit », souligne Santé Canada dans un  communiqué. Une telle forme d'intervention mobile constitue une première au Canada, affirme-t-on.

La demande pour la mise en place de ce site, qui sera géré par l'organisme L'Anonyme, a été faite par le Centre intégré universitaire de santé et de service sociaux (CIUSSS) de Centre-Sud-de-l'île-de-Montréal.

Les sites d'injection supervisée offrent un espace sécuritaire aux toxicomanes et leur fournissent le matériel requis - seringues stériles, tampons de gaze et autres - pour procéder à des injections sans risque. Ce sont les usagers eux-mêmes qui doivent apporter leur drogue.

L'accueil est anonyme et confidentiel et les usagers sont accompagnés sur place par des infirmières ainsi que des intervenants communautaires et psychosociaux.

La ministre québécoise déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, s'est réjouie de la décision de Santé Canada de donner son feu vert au déploiement de l'unité mobile de L'Anonyme.

Les deux premiers sites montréalais seront gérés par les organismes communautaires Cactus (Ville-Marie) et Dopamine (Hochelaga-Maisonneuve). Un autre doit ouvrir dans Ville-Marie sous la supervision de Spectre de rue.

La ministre Philpott annonçait également, vendredi, l'approbation pour exploitation de trois sites en Colombie-Britannique, province tristement célèbre pour ses nombreux cas de surdoses. L'un des centres sera à Vancouver et deux à Surrey.

Le modèle des sites d'injection supervisée se base d'ailleurs sur l'expertise développée par Insite, à Vancouver, le premier site du genre en Amérique du Nord, qui est ouvert depuis 2003.

Selon le Directeur de la santé publique de Montréal, le docteur Richard Massé, plus de 70 % des utilisateurs de drogues injectées sont porteurs du virus de l'hépatite C et 18 % sont atteints du VIH.




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