Centres d'injection supervisée: la loi reçoit la sanction royale

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La loi C-37 simplifie le processus de demande pour les communautés qui désirent ouvrir un centre de consommation supervisée.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le projet de loi du gouvernement Trudeau qui comprend, entre autres, l'abolition de 26 critères stricts pour l'ouverture de sites d'injection supervisée a reçu jeudi la sanction royale, devenant loi.

Sous l'ancienne législation, les nouveaux centres devaient fournir des preuves médicales et scientifiques quant aux avantages, en plus d'obtenir des lettres signées par le ministre provincial de la Santé, la police locale et les autorités régionales de la santé.

Les experts affirmaient que les critères, instaurés par le précédent gouvernement conservateur, formaient trop de barrières.

La loi C-37 simplifie le processus de demande pour les communautés qui désirent ouvrir un centre de consommation supervisée.

Selon le gouvernement, le nouveau processus allégera «le fardeau administratif des demandeurs, en rendant le processus conforme aux cinq exigences clés énoncées par la Cour suprême du Canada».

À Montréal, deux sites d'injection supervisée devraient ouvrir officiellement leurs portes d'ici l'été 2017. L'un est situé dans l'arrondissement Ville-Marie et l'autre dans Hochelaga-Maisonneuve.

Les deux premiers sites montréalais seront gérés par les organismes communautaires Cactus (Ville-Marie) et Dopamine (Hochelaga-Maisonneuve).

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, affirme que le pays fait face à une crise des opioïdes sans précédent et que la loi aidera les gouvernements et les services sociaux à offrir de l'aide aux personnes toxicomanes.

De son côté, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, souligne que la nouvelle législation inclut des mesures pour restreindre l'importation de deux machines servant à produire de la drogue.

M. Goodale a ajouté que la loi C-37 lève une restriction qui interdisait aux agents frontaliers d'inspecter des colis de moins de 30 grammes, même s'ils avaient des raisons de croire que les paquets contenaient des substances illégales.

«Aucune mesure, aucune législation ne pourra par elle-même régler la crise à laquelle nous sommes confrontés», a reconnu le gouvernement fédéral dans un communiqué.

«L'adoption de ce projet de loi marque toutefois une étape importante qui, de concert avec les efforts de nombreux autres intervenants, nous aidera à renverser la vapeur», ont indiqué les ministres de la Santé et de la Sécurité publique dans la déclaration.




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