Des soins palliatifs pour les sans-abri à la Maison du Père

En moyenne, une trentaine d'hommes qui fréquentent la... (Photo David Boily, Archives La Presse)

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En moyenne, une trentaine d'hommes qui fréquentent la Maison du Père meurent chaque année.

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Pour permettre aux sans-abri de mourir entourés de gens qu'ils affectionnent, la Maison du Père met sur pied un service de soins palliatifs, le premier du genre dans la métropole.

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Les quatre nouveaux lits de soins palliatifs éviteront à plusieurs hommes de nombreux allers-retours entre la Maison du Père et l'hôpital.

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En moyenne, une trentaine d'hommes qui fréquentent la Maison du Père meurent chaque année. Parfois, ils finissent leurs jours seuls à l'hôpital. « C'est qui, leur famille ? C'est la Maison du Père, dit le directeur général de l'organisme, François Boissy. Ce sont les autres usagers, les bénévoles et les employés. On va leur permettre de mourir dans la dignité. »

Les quatre nouveaux lits de soins palliatifs éviteront également à plusieurs hommes de nombreux allers-retours entre la Maison du Père et l'hôpital. « On a ici une flexibilité, un encadrement qu'on ne trouve pas nécessairement dans les hôpitaux », poursuit le directeur général.

L'équipe de la Maison du Père est allée voir ce qui se fait déjà en soins palliatifs pour s'en inspirer. « On a mis des téléphones dans les chambres. Si le gars veut faire un téléphone à son frère dans les dernières 24 heures de sa vie, on ne veut pas courir partout dans la maison pour en trouver. On s'est dit qu'on ne mettrait pas de télévision parce que ça coûte cher, mais on a trouvé le financement pour en mettre », dit François Boissy.

La Société de soins palliatifs à domicile du Grand Montréal apportera quant à elle son expertise au projet pour trouver des médecins si les patients n'en ont pas, former des bénévoles, fournir du personnel en soins infirmiers.

Dons privés

Ce sont des dons privés qui ont permis à l'organisme d'ouvrir son service de soins palliatifs. Une demande au ministère de la Santé et des Services sociaux est restée sans suite, explique-t-on. « Je ne trouve pas ça normal qu'on n'ait aucune aide financière qui nous vienne directement du gouvernement pour un service essentiel qu'on donne, quand on a 40 % de nos patients qui nous viennent des hôpitaux ou du réseau de la santé », dit François Boissy, qui précise que l'organisme est subventionné à hauteur de 31 % par le gouvernement.

La Maison du Père peut d'ores et déjà compter sur une équipe médicale et une aile de convalescence. L'an dernier, la moyenne d'âge des usagers qui ont eu recours à ce service était de 55 ans.




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