D'autres ambulanciers à Québec et en Estrie débraient à leur tour

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Dans tous les cas, les services essentiels et les urgences sont assurés. Les moyens de pression sont surtout de nature administrative.

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La Presse Canadienne

D'autres ambulanciers syndiqués à la CSN, cette fois à Québec et en Estrie, vont à leur tour débrayer, à compter de la nuit prochaine. Ils emboîteront ainsi le pas à ceux d'Urgences-santé à Montréal et Laval et à ceux qui sont syndiqués à la FTQ dans plusieurs régions du Québec.

Mais, dans le cas des ambulanciers de Québec et de l'Estrie, il s'agira d'une grève de 72 heures, à compter de 00 h 01 vendredi jusqu'à dimanche soir à 23 h 59.

Dans le cas des ambulanciers syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN chez Urgences-santé à Montréal et Laval, ainsi que ceux de la Fraternité des travailleurs du préhospitalier, section locale 592 de la FTQ, il s'agit plutôt d'une grève générale illimitée.

Au cours d'une entrevue jeudi, le président de l'Association des travailleurs du préhospitalier (CSN), Frédéric Maheux, a laissé entendre que cette grève de 72 heures pourrait bien n'être qu'un prélude. Une grève générale illimitée est donc «toujours possible» à Québec aussi.

«S'il n'y a aucune avancée, on va être obligé malheureusement de refaire une grève, mais effectivement une grève générale illimitée, un peu comme ils font présentement à Montréal», a prévenu M. Maheux.

Dans le cas de tous ces débrayages, les services essentiels et les urgences sont assurés.

Les moyens de pression sont surtout de nature administrative et touchent par exemple certains formulaires ou le nettoyage des ambulances. Ils peuvent aussi toucher, dans certains cas, le transport d'infirmières, pour le retour, après qu'elles eurent accompagné un patient dans l'ambulance.

Les principaux points en litige sont les salaires sur cinq ans, le régime de retraite, les horaires et les assurances.

Au Québec, les services ambulanciers sont dispensés soit par des entreprises privées, soit par des coopératives et, dans le cas de Montréal et Laval, par la Corporation Urgences-santé.

Dans le cas des entreprises et coopératives, les discussions en vue du renouvellement des conventions collectives se sont compliquées par le fait qu'en avril dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux s'est retiré pour déléguer son pouvoir de négociation aux entreprises et coopératives. Il signe avec elles des contrats de service et leur octroie des budgets en conséquence.

Les entreprises et coopératives estiment toutefois ne pas être fixées sur la totalité du budget dont elles disposeront sur une période de cinq ans, ce qui leur pose problème au moment de conclure une entente avec les syndicats sur cinq ans.

«Pour l'instant, il n'y a aucune négociation qui se fait, absolument aucune», a déploré M. Maheux.

«C'est pour ça qu'on fait la grève, pour faire ouvrir la négociation, qu'on puisse s'asseoir et parler et avoir les mandats nécessaires pour poursuivre la négociation», a-t-il ajouté.

La région de Charlevoix emboîtera également le pas sous peu. Ses ambulanciers, aussi syndiqués à la FSSS-CSN, doivent également débrayer durant 72 heures, mais du 14 février à 00 h 01 au 16 février à 23 h 59.

Et les 1000 ambulanciers syndiqués à la FTQ poursuivent aussi leur grève générale illimitée, amorcée le 2 février. Ils sont présents dans les villes suivantes: Repentigny, Beloeil, Boucherville, Lacolle, Acton Vale, Huntingdon, Granby, Val-d'Or, Senneterre, Asbestos, Pointe-à-la-Croix, Paspébiac et Baie-des-Chaleurs, de même que le territoire desservi par la Corporation des ambulanciers de la Mauricie.




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