Les Québécois reçoivent leur bilan de santé

Près de 75 % de la population québécoise âgée... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Près de 75 % de la population québécoise âgée de 12 ans et plus avaient un accès régulier à un médecin en 2013-2014.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

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Louise Leduc
La Presse

Où se trouvent les travailleurs les plus stressés au Québec ? Qui sont les Québécois qui souffrent le plus d'embonpoint ? Qui s'occupe de leur santé mentale et émotionnelle ? Où habitent les Québécois qui sont en proportion les plus nombreux à avoir un accès régulier à un médecin ? Qui sont les derniers Gaulois à fumer ? Voici le bilan santé des Québécois tel que mesuré par l'Institut de la statistique du Québec.

ACCÈS À UN MÉDECIN: 75%

En 2013-2014, 75 % de la population québécoise âgée de 12 ans et plus déclare avoir un accès régulier à un médecin. C'est là une légère hausse par rapport à 2007-2008, alors que c'était le cas de 73,2 % de la population. C'est à Montréal que la proportion de personnes ayant un accès régulier à un médecin est la plus basse (63,9 %), et c'est en Chaudière-Appalaches (90,4 %) et dans le nord du Québec (87,8 %) que les taux sont les plus élevés. Par ailleurs, 14 % des femmes, 8 % des hommes et 17 % des personnes de 25 à 44 ans ont consulté un professionnel pour leur santé mentale ou émotionnelle.

LES TRAVAILLEURS QUÉBÉCOIS LES PLUS STRESSÉS HABITENT À... LANAUDIÈRE

Selon l'Institut de la statistique du Québec, c'est dans Lanaudière que les travailleurs sont les plus nombreux (38,9 %) à trouver que la plupart de leurs journées de travail sont « assez ou extrêmement stressantes ». Suivent les travailleurs de la Montérégie (36,2 %) et de Montréal (34,8 %).

HAUSSE DE LA CONSOMMATION D'ALCOOL

La proportion d'hommes ayant consommé de l'alcool de façon excessive (cinq verres ou plus au cours d'une même occasion) dans les 12 mois précédant la prise de données se situait à 30,8 % en 2013-2014, comparativement à 30,1 % en 2007-2008. Plus d'un homme sur deux (53,9 %) de 18 à 24 ans est dans cette situation. Chez les femmes, la consommation excessive d'alcool a été le lot de 14,5 % des Québécoises en 2011-2012 (contre 12 % en 2007-2008) ; 40 % des jeunes femmes de 18 à 24 ans ont dit avoir bu de façon excessive au moins une fois durant les 12 mois précédents, une hausse importante par rapport à 2007-2008, alors que le taux se situait à 32,6 %.

TABAC EN BAISSE

En 2013-2014, 16 % des hommes et 14 % des femmes fument encore des cigarettes tous les jours. Les deux sexes confondus, la proportion de fumeurs réguliers est passée de 19,1 % en 2007-2008 à 15 % en 2013-2014. Notons que 18 % des personnes de 18 à 64 ans fument de façon régulière, de même que 18 % des personnes sans diplôme.

Quelque 21 % des personnes appartenant à la tranche des revenus les plus faibles fument tous les jours. Plus les gens ont de faibles revenus, plus ils ont tendance à fumer. Ainsi, la proportion de fumeurs quotidiens qui appartiennent à la catégorie des personnes dont le revenu du ménage est le plus élevé est de 10 %.

EMBONPOINT: 1/3

Un tiers des Québécois (32,9 %) souffrent d'embonpoint (calculé ici selon l'indice de masse corporelle). C'est nettement plus le cas des hommes (39 %) que des femmes (27 %). Au moment de l'enquête, 43 % des personnes âgées de 65 à 74 ans souffraient d'embonpoint. Les hommes (19 %) sont aussi plus obèses que les femmes (16 %). Les personnes n'ayant aucun diplôme ou un diplôme d'études secondaires sont aussi plus susceptibles d'être obèses que les gens plus scolarisés.

TAUX DE SÉDENTARITÉ ÉLEVÉS

  • 25 % - 18 à 24 ans
  • 35 % - 25 à 44 ans
  • 40 % - 45 à 64 ans

Bonne nouvelle, tout de même : lorsque sont combinées les activités physiques de loisir et les activités physiques pratiquées dans le cadre du transport, la proportion de personnes actives a augmenté de 4 points de pourcentage depuis 2007-2008.

(Mesurée selon la fréquence, la durée, l'intensité de pratique et le type d'activité pratiquée)

PRUDENCE DANS LES SPORTS

La proportion de skieurs alpins ayant porté un casque a littéralement bondi entre 2009-2010 et 2013-2014, passant de 46,3 à 71,5 %. La hausse est aussi importante chez les planchistes, attribuable notamment au fait que 89 % des jeunes planchistes de 12 à 17 ans en portent un.

Le casque de vélo a moins la cote : 48 % des femmes et 39 % des hommes l'ont porté au cours des 12 mois précédant l'enquête.




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