Hôpitaux: bonbonnes de gaz contaminées, Québec appelle à la prudence

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Dans certains établissements, comme à l'Hôpital de Montréal pour enfants, toutes les interventions chirurgicales ont été retardées hier matin, le temps de décontaminer les appareils et de trouver une solution de rechange.

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À la suite de la découverte de la contamination aux hydrocarbures de bonbonnes de gaz anesthésiants utilisées dans quatre hôpitaux du Québec, le ministère de la Santé a demandé lundi à tous les établissements de santé de ne plus utiliser ce produit.

Dans certains établissements, comme à l'Hôpital de Montréal pour enfants, toutes les interventions chirurgicales ont été retardées hier matin, le temps de décontaminer les appareils et de trouver une solution de rechange.

« Le gaz visé est le protoxyde d'azote et est surtout utilisé en pédiatrie et en dentisterie. Il n'y a pas lieu de s'alarmer. Mais nous avons dû réajuster notre pratique », a expliqué le chef du département d'anesthésie de l'Hôpital de Montréal pour enfants, le Dr Pierre Fiset.

Analyses à venir

La porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Noémie Vanheuverzwijn, explique que des hydrocarbures liquides, notamment du benzène, ont été découverts au cours des dernières semaines dans « les appareils d'anesthésie utilisant le protoxyde d'azote » dans quatre établissements du Québec, soit l'hôpital du Sacré-Coeur, le Centre hospitalier universitaire de Québec, l'Hôtel-Dieu de Roberval et l'Hôtel-Dieu de Gaspé.

À la suite de cette découverte, le MSSS a demandé lundi à tous les hôpitaux de la province de cesser d'utiliser le protoxyde d'azote lors d'interventions chirurgicales « par mesure préventive », et de « procéder à l'analyse de leurs produits anesthésiants afin de déterminer s'ils sont ou non touchés par cette contamination ». Les résultats de ces analyses seront connus d'ici une semaine.

Perturbations

Hier matin, l'Hôpital de Montréal pour enfants a pris environ une heure à trouver une solution de rechange pour pouvoir opérer ses petits patients. Le Dr Fiset explique avoir procédé à la décontamination de ses appareils. « Puis nous avons eu les autorisations pour continuer », dit-il.

Au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, la porte-parole Mélanie Dallaire explique que toutes les bonbonnes de protoxyde d'azote ont été retirées dès lundi. Ce gaz était utilisé au bloc opératoire, aux urgences et en médecine dentaire. Aucune opération n'a été annulée grâce à des produits anesthésiques de remplacement. « En médecine dentaire, nous avons dû reporter les rendez-vous prévus aujourd'hui, car nous sommes à la recherche d'alternatives spécifiques à cette médecine », a-t-elle précisé.

Quels dangers ?

Le MSSS explique que les hydrocarbures « sont cancérigènes à la suite d'une exposition continue et répétée ». Mais lors d'une intervention chirurgicale, le protoxyde d'azote « est utilisé en moyenne de 45 à 60 minutes, ce qui est considéré comme une faible exposition ». Le MSSS a demandé à l'Institut national de santé publique du Québec de mener une analyse toxicologique afin de « mieux cerner les potentiels risques sur la santé ».

En attendant, le MSSS dit soutenir les hôpitaux dans l'établissement de solutions de rechange.




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