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Des organismes en santé mentale favorables à des transferts fédéraux ciblés

Il y a urgence d'agir pour réfléchir collectivement... (Archives La Presse)

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Il y a urgence d'agir pour réfléchir collectivement à la notion des droits des personnes qui perdent leur jugement en raison d'un état psychotique qui risque de les entraîner dans les bas-fonds, voire à commettre l'irréparable, estime l'auteur.

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La Presse Canadienne

Trois organisations canadiennes en santé mentale exhortent les ministres de la Santé des provinces et des territoires à se montrer ouverts à des transferts fédéraux assortis de conditions.

Dans une lettre conjointe, la Commission de la santé mentale du Canada, le Centre de toxicomanie et de santé mentale ainsi que l'Association canadienne pour la santé mentale décrient que seuls 7 pour cent des milliards de dollars investis en santé soient alloués à des soins pour troubles mentaux.

Ces organisations signalent qu'en la matière, le Canada se trouve en «queue de peloton des pays développés».

L'enjeu des transferts fédéraux en santé s'avère particulièrement épineux depuis qu'Ottawa cherche à fixer ses exigences dans ce champ qui relève de compétence provinciale.

Le trio d'organismes estime que des investissements ciblés en santé mentale devront être compris dans une prochaine entente.

La présidente de la Commission de la santé mentale du Canada, Louise Bradley, estime que sans une enveloppe destinée à des secteurs spécifiques, la santé mentale sera «une fois de plus» négligée.

Elle considère que le pays fait face à une véritable crise en matière de santé mentale - et que celle-ci coûte l'équivalent de 50 milliards $ annuellement en perte de productivité.

Elle coûte également des vies, a-t-elle ajouté.

«Des gens meurent tous les jours», a déploré Mme Bradley, en entrevue avec La Presse canadienne.

«Nous n'avons pas tendance à penser à la maladie mentale comme une maladie fatale, mais nous perdons pourtant 4 000 personnes (...) enregistrées comme s'étant suicidées tous les ans au Canada, a-t-elle exposé. Un Canadien sur cinq souffre en ce moment même d'un trouble de santé mentale.»

La question des transferts fédéraux est d'autant plus source de dissension alors que les provinces et territoires réclament le maintien du taux annuel d'augmentation à 6 pour cent, alors que le gouvernement fédéral a décidé de l'abaisser à 3 pour cent.

Ottawa cherche à déterminer avec les provinces et territoires comment seront ventilés les milliards de dollars en fonds fédéraux destinés à la santé. Établir des objectifs communs représente toutefois un processus houleux.

La docteur Catherine Zahn, présidente du Centre de toxicomanie et de santé mentale, reconnaît que les négociations en santé doivent maintenir un équilibre fragile, mais elle croit que l'urgence du dossier suffira à rassembler tout le monde.

Les provinces espèrent maintenant pouvoir aborder le sujet avec le premier ministre Trudeau, à l'occasion de discussions sur la lutte aux changements climatiques, les 8 et 9 décembre.

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