Une campagne pour alerter des dangers de la spécialisation sportive

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La recherche démontre que les enfants qui s'investissent trop dans une seule activité sportive risquent davantage de se blesser à répétition ou d'abandonner celle-ci au fil des ans pour cause d'épuisement.

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Keith Doucette
La Presse Canadienne

La pratique intense d'un seul sport chez un enfant comporte ses dangers, tentent de faire valoir les organisateurs d'une nouvelle campagne en Nouvelle-Écosse.

La recherche démontre que les enfants qui s'investissent trop dans une seule activité sportive risquent davantage de se blesser à répétition ou d'abandonner celle-ci au fil des ans pour cause d'épuisement, a fait valoir lundi la directrice des communications de l'organisation sans but lucratif Sport Nova Scotia, Carolyn Townsend.

Le développement athlétique de ces enfants peut également être ralenti, a-t-elle dit, ajoutant que toutes les 65 associations regroupées sous le giron de Sport Nova Scotia ont relevé ce problème.

Selon les observations rapportées, les parents sont portés à céder à la pression exercée par leurs pairs, en suivant notamment les conseils d'entraîneurs ou d'autres parents qui ne sont pas forcément sensibilisés quant à l'enjeu, a expliqué Mme Townsend.

La campagne «Get More from Sport» (Retirez-en plus du sport) - initiative de Sport Nova Scotia et de Hockey Nova Scotia - s'adresse aux parents de jeunes de 12 ans et moins. L'utilisation des réseaux sociaux, l'affichage et la diffusion de vidéos sur un site web sont notamment mis à contribution.

Les parents sont d'ailleurs invités à répondre à un questionnaire pour savoir s'ils prennent de bonnes décisions quant aux loisirs sportifs de leurs enfants.

Le but est d'aborder la question avec humour, a souligné Mme Townsend.

Selon le directeur général de l'organisme Soccer Nova Scotia, Brad Lawlor, les parents devraient être sensibilisés aux effets bénéfiques pour leurs enfants de pratiquer plusieurs sports, de façon formelle ou informelle.

Les parents ressentent souvent la pression de voir leur enfant continuer d'évoluer dans une discipline pour qu'il se démarque éventuellement, observe-t-il.

«Si votre enfant joue au basketball et en retire une aptitude physique, ça l'aidera dans d'autres sports.»

Un professeur spécialisé en kinésiologie et en santé sportive à l'Université Queens, Jean Côté, croit que les parents «professionnalisent» souvent l'activité pratiquée par leurs enfants, ce qui entraîne ceux-ci dans une spécialisation hâtive du sport.

Outre le risque augmenté de blessures, le plaisir procuré par l'activité en vient à être occulté, estime l'expert.

«Le problème est qu'en tant qu'adultes, nous croyons que les aptitudes sont (l'élément) le plus important, mais les enfants veulent seulement jouer en faisant du sport.»

M. Côté salue l'initiative de la campagne lancée lundi, qui préconise, selon lui, la bonne approche.

La recherche démontre par ailleurs clairement que de nombreux athlètes et adultes qui ont continué, dans leur vie, à jouer pour le plaisir ont pratiqué plusieurs sports différents, a-t-il noté.

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