Taxer plus pour une meilleure santé

« Une taxe sur les boissons sucrées est une... (Yves Logghe, archives AP)

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« Une taxe sur les boissons sucrées est une mesure de plus en plus documentée par la science comme étant efficace pour réduire la consommation », selon le directeur de la prévention à l'Institut de cardiologie de Montréal, le Dr Martin Juneau.

Yves Logghe, archives AP

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Québec doit adopter dès maintenant un ambitieux plan de prévention en santé afin d'amener les citoyens à intégrer à leur quotidien de saines habitudes de vie, estime le Regroupement pour un Québec en santé, qui veut amener la province à vivre une « Révolution active ». Nouvellement créé, ce groupe réunissant près d'une centaine d'organisations et de décideurs, dont Sylvie Bernier et Pierre Lavoie, estime que pour y arriver, le gouvernement doit entre autres hausser la taxe sur le tabac et implanter une taxe sur les boissons sucrées.

« En appliquant ces recommandations, le gouvernement pourrait disposer d'une somme de 2,6 milliards de dollars sur cinq ans. Il aurait donc toute la marge de manoeuvre nécessaire pour mettre en oeuvre une stratégie efficace et soutenue par la population du Québec », a déclaré ce matin Sylvie Bernier, qui estime que ces produits sont « dangereux ».

L'Organisation mondiale de la santé estime que les boissons sucrées contribuent largement à l'épidémie d'obésité actuelle, a rappelé le directeur de la prévention à l'Institut de cardiologie de Montréal, le Dr Martin Juneau. « Une taxe sur les boissons sucrées est une mesure de plus en plus documentée par la science comme étant efficace pour réduire la consommation », dit-il.

Le Regroupement ajoute que le taux de tabagisme au Québec (19 %) est le plus élevé au pays alors que le taux de taxation y est le plus bas. Une situation qui doit être corrigée plaide le Regroupement.

Agir sur tous les fronts

Selon le Regroupement, Québec devrait créer un Fonds spécial pour aider notamment les commissions scolaires et les municipalités à développer des environnements favorables aux saines habitudes de vie.

Sylvie Bernier affirme que des améliorations ont été faites depuis 15 ans, mais que les Québécois vivent toujours « dans un environnement obésogène » ou la sédentarité et la consommation de sucre et de gras sont encouragées. « Les gens veulent en faire plus, mais ils veulent être soutenus », dit-elle.

« On vient dire dans un front commun qu'il faut changer. Le gouvernement doit maintenant assurer la suite. En donnant des leviers. En aidant la société en se prenant en main », estime Pierre Lavoie.

Mme Bernier mentionne qu'au cours des prochains mois, plusieurs investissements seront faits pour mettre à niveau des infrastructures municipales et scolaires. La Politique gouvernementale de prévention en santé est aussi attendue. « Le "timing" est là. Nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas laisser passer cette chance de faire quelque chose », croit Mme Bernier, qui invite la population et tous les groupes de la société à s'allier au Regroupement pour un Québec en santé.

***

Pour consulter le site du Regroupement : pourunquebecensante.org

Quelques membres du Regroupement pour un Québec en santé :

  • Association des centres de la petite enfance du Québec
  • Conseil québécois sur le tabac et la santé
  • Fédération de l'âge d'or du Québec
  • Fédération québécoise des municipalités
  • Fédération des commissions scolaires du Québec
  • Le Grand défi Pierre Lavoie
  • Leucan
  • Société canadienne du cancer
  • Réseau du sport étudiant du Québec

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