Attouchements sexuels sur une mineure: un médecin radié pour 15 mois

Roger Hobden était médecin à l'École supérieure de... (Photo André Pichette, archives La Presse)

Agrandir

Roger Hobden était médecin à l'École supérieure de danse lorsqu'il a rencontré sa plus jeune victime, une ballerine âgée de 17 ans. Les faits remontent à 1997, alors que le professionnel avait 43 ans.

Photo André Pichette, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un médecin vient d'être radié pour 15 mois pour avoir eu des relations sexuelles avec une adolescente qui était sous ses soins, une sanction « dans le bas de la fourchette des sanctions » possibles, a écrit le conseil de discipline.

Roger Hobden était médecin à l'École supérieure de danse lorsqu'il a rencontré sa plus jeune victime, une ballerine âgée de 17 ans. Les faits remontent à 1997, alors que le professionnel avait 43 ans.

Ils ont eu deux relations sexuelles au domicile du médecin.

La jeune fille a été « profondément blessée » par les événements, a écrit le conseil de discipline dans une décision rendue début octobre. « Son sentiment d'avoir été manipulée par l'intimé perdure depuis les événements. »

Roger Hobden est reconnu dans le milieu comme un spécialiste des problèmes de santé spécifiques aux artistes. Il dit lui-même travailler en « médecine des arts ». 

Plus tôt cet automne, M. Hobden a été condamné à neuf mois de détention à purger dans la collectivité après avoir plaidé coupable à un chef d'accusation d'attouchements sexuels sur une mineure alors qu'il était en position d'autorité, en lien avec la même situation.

Le syndic lui reprochait aussi deux autres relations intimes entretenues avec des patientes majeures et qui ne font donc pas l'objet d'accusations criminelles.

Une conduite « répétée et réfléchie »

Dans sa décision, le conseil de discipline du Collège des médecins a retenu le fait que « les conduites reprochées à l'intimé sont très graves ».

Le Dr Hobden « a contrevenu aux obligations déontologiques qui se situent au coeur même de l'exercice de sa profession, indique le texte de 12 pages. Le conseil n'est pas en présence d'un acte isolé de la part de l'intimé. La conduite dérogatoire de l'intimé est répétée et réfléchie au cours des périodes où les patientes sont sous ses soins. »

Le professionnel n'a pas témoigné pour sa défense, mais « a fait état de repentir et de prise de conscience » lors d'une rencontre préalable.

Il a fait témoigner deux psychiatres qui ont certifié que le risque de récidive du médecin était très faible.

« N'eût été » ces analyses, le conseil de discipline « se serait fortement interrogé sur le caractère raisonnable de la recommandation soumise par les parties » quant à la légèreté de la suggestion commune avancée par l'avocat du Dr Hobden et le syndic de l'ordre. 

La suggestion commune baissait à trois mois de radiation pour chacun des chefs concernant les deux patientes majeures, le tout à être purgé concurremment.

« Les recommandations conjointes se situent dans le bas de la fourchette des sanctions pouvant être imposées à l'intimé, a écrit le conseil. Toutefois, le conseil n'est pas en présence de recommandations déraisonnables, contraires à l'ordre public, inadéquates ou de nature à déconsidérer l'administration de la justice. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer