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Financement en santé: l'Ontario et la C.-B. accepteraient des «conditions flexibles»

Alors que le Québec ne veut pas de conditions dans le nouvel accord de... (Photo Jessica Kourkounis, The New York Times)

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Photo Jessica Kourkounis, The New York Times

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(Ottawa) Alors que le Québec ne veut pas de conditions dans le nouvel accord de financement sur la santé, deux des provinces les plus importantes du pays, l'Ontario et la Colombie-Britannique, accepteraient des « conditions flexibles » de la part d'Ottawa.

Le gouvernement Trudeau ramènera de 6 % à 3 % la hausse annuelle des transferts fédéraux en santé à partir de 2016-2017, mais propose aussi 3 milliards de dollars sur quatre ans à condition que cet argent soit dépensé pour les soins à domicile et les soins palliatifs.

La Colombie-Britannique se montre ouverte au concept d'argent ciblé en santé du gouvernement Trudeau, tant que les conditions restent « très flexibles ». « S'il y a assez de flexibilité [dans les conditions], nous n'y sommes pas opposés. Nous comprenons que le fédéral veut laisser sa marque dans des domaines qu'il estime importants, nous n'avons pas de problèmes tant que [les conditions] ne nous lient pas les mains », a indiqué le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Terry Lake, en entrevue à La Presse. Même son de cloche en Ontario, où la première ministre Kathleen Wynne a affirmé le week-end dernier ne pas s'opposer à des conditions dans le nouvel accord sur la santé. « Ça dépendra à quel point les conditions sont serrées », a-t-elle dit à CBC.

Si les provinces ne tiennent pas toutes à un financement sans conditions d'Ottawa, elles sont unanimes sur la nécessité de revenir à une hausse annuelle de 6 % des transferts fédéraux. Les premiers ministres provinciaux demandent à rencontrer Justin Trudeau avant la fin de l'année sur cette question, sinon la rencontre fédérale-provinciale prévue sur les changements climatiques pourrait être en péril, a révélé CBC hier.

«Ils nous font des sermons», dit Barrette

Les provinces veulent ramener la part du fédéral dans les dépenses en santé à 25 % (sa part est d'environ 20-21% au Québec actuellement, elle a déjà été à 50 %), ce qui prendrait 10 ans avec une hausse annuelle de 6 % des transferts. « C'est eux [le fédéral] qui nous ont mis dans cette situation-là [...] Il faut augmenter les impôts au Québec parce qu'Ottawa veut baisser sa contribution ? [...] [Ottawa prend] des décisions unilatérales contre nous, quand c'est le temps de faire quelque chose de positif, ils nous font des sermons et veulent nous imposer des manières de faire. C'est un peu paternaliste », a dit le ministre québécois de la Santé Gaétan Barrette, qui fera un discours aujourd'hui à Ottawa dans un sommet sur la santé, tout juste après la ministre fédérale de la Santé Jane Philpott.

Québec veut aussi une nouvelle entente fédérale-provinciale de 10 ans. « On est juste au début de la période d'accélération du vieillissement qui va durer 15 ans, a précisé le ministre Barrette. On [le fédéral] nous met dans une situation de "quêtage" à tous les trois ans. »

Le gouvernement Couillard tient absolument au respect du fédéralisme asymétrique : depuis 2004, le fédéral n'impose pas de conditions pour son financement en santé. « C'est un test : est-ce qu'on est une fédération ? », a demandé le ministre Barrette. La Colombie-Britannique affirme « comprendre » la position du Québec. « C'est un type de fédéralisme auquel nous nous sommes habitués, a dit le ministre Lake. Peut-être qu'il pourrait y avoir une entente séparée pour le Québec. »

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