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Abolition du poste de commissaire à la santé: les usagers veulent garder leur voix

Le ministre des Finances, Carlos Leitao.... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Le ministre des Finances, Carlos Leitao.

PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

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(Québec) Le Commissaire à la santé et au bien-être sera bientôt aboli, mais son Forum de consultation des citoyens ne doit pas mourir avec lui, affirme le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU). Il demande au gouvernement Couillard de lui confier la responsabilité du Forum à un coût de 350 000 $ par an, a appris La Presse.

Dans le dernier budget Leitao, Québec a annoncé l'abolition du Commissaire à la santé, un poste que Philippe Couillard avait créé en 2005, au moment où il était ministre de la Santé dans le gouvernement Charest. Il a invoqué des raisons financières : le budget du Commissaire s'élève à 2,7 millions de dollars par année. Des fonctions du Commissaire seront transférées à l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), a précisé le gouvernement.

Le RPCU avait condamné l'abolition du Commissaire le printemps dernier. Devant le refus du ministre Gaétan Barrette de faire marche arrière, il lui a soumis une proposition à la mi-août. 

« Le RPCU comprend les objectifs budgétaires du gouvernement, mais estime que la fonction consultative indépendante du Forum de consultation, jusqu'à présent rattachée à l'institution du Commissaire, devrait être maintenue », écrit le regroupement dans un « plan d'affaires » que La Presse a obtenu. 

À l'heure actuelle, le Forum est composé de 25 membres : 16 citoyens venant de chacune des régions du Québec et 9 autres possédant une expertise particulière dans le domaine de la santé. Il est chargé de donner son point de vue sur divers sujets que lui soumet le Commissaire aux fins de son mandat. Le RPCU veut récupérer cette instance « sans changer sa vocation ni bouleverser son fonctionnement ».

« INDÉPENDANT DANS SA RÉFLEXION »

« Le Forum sera soutenu par le RPCU mais indépendant dans sa réflexion », écrit-il. Un comité de sélection, comprenant un représentant du Ministère, en choisirait les 18 membres « sur la base d'un profil de compétence et de représentativité des différentes clientèles du réseau » et des régions.

« Compte tenu des coûts énormes que les usagers doivent assumer via les impôts pour financer le système de santé, les usagers peuvent et doivent, en tant que citoyens, débattre de ses forces et de ses faiblesses. Ils doivent le faire savoir à travers un canal de consultation de ce qui les préoccupe en tant qu'usagers de ce système », soutient le RPCU.

Pour accomplir le mandat, le RPCU demande au ministre une subvention annuelle de 350 000 $.

PROPOSITION ÉTUDIÉE

Gaétan Barrette étudie la proposition. « L'important, c'est que les usagers aient le lieu approprié pour s'exprimer », a-t-il fait savoir par l'entremise de son attachée de presse, Julie White.

Officiellement, le Commissaire à la santé existe toujours malgré l'annonce de son abolition il y a presque six mois. C'est parce que le ministre des Finances, Carlos Leitao, n'a toujours pas déposé son projet de loi donnant suite à des mesures prises dans son budget, communément appelé l'omnibus budgétaire. Cela devrait être fait à l'automne, alors que les travaux de l'Assemblée nationale reprendront le 20 septembre.

BUDGET DU FORUM PROPOSÉ PAR LE RPCU

PERSONNEL DE RECHERCHE (2 employés) : 120 000 $

PERSONNEL DE SOUTIEN (1 employé) : 40 000 $

RÉDACTION ET COMMUNICATIONS : 40 000 $

LOGISTIQUE : 30 000 $

FRAIS DE DÉPLACEMENT (18 personnes) : 55 000 $

SONDAGES : 20 000 $

ADMINISTRATION : 30 000 $

DIVERS : 15 000 $

TOTAL : 350 000 $

QU'EST-CE QUE LE RPCU ?

Le RPCU représente les personnes qui siègent au sein de comités des usagers ou de comités des résidants. Ces comités existent dans chaque établissement de santé et de services sociaux. En vertu de la loi, ils sont chargés de « défendre les droits et les intérêts » des patients de même que « promouvoir l'amélioration de la qualité des conditions de vie des usagers » et « évaluer le degré de satisfaction » de ceux-ci à l'égard des services obtenus.

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